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Québec veut étendre l’aide médicale à mourir

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Le gouvernement Legault veut étendre la portée de l’aide médicale à mourir aux personnes inaptes.

La ministre de la Santé Danielle McCann attend les conclusions d’un comité d’experts chargé de se pencher sur cet enjeu pour statuer sur le moment et la façon dont cet élargissement se fera.

«Nous devons avancer dans ce dossier-là. Nous devons faire certaines étapes, nous devons nous en occuper et la population s’attend à ça. Le Québec est rendu à ce pencher sur cette question-là, comment nous allons le faire, à quel moment nous allons le faire, c’est évidemment avec les recommandations du groupe d’experts qu’on va travailler», a-t-elle confié mercredi, au lendemain la condamnation de Michel Cadotte pour avoir tué par compassion sa conjointe atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Mme McCann a promis qu’elle sera à l’écoute de la population à ce sujet on ne peut plus délicat.

«C’est sûr qu’on entend beaucoup dans la population qu’on souhaite qu’on élargisse, on entend ça, je pense qu’on ne peut pas le nier, mais on va pas s’avancer davantage sans attendre les recommandations de ce groupe d’experts», a-t-elle insisté, à l’entrée de la réunion hebdomadaire des ministres du cabinet Legault.

En campagne électorale, la CAQ s’était dite ouverte à étendre l’aide médicale à mourir aux personnes atteintes de démence et d’Alzheimer.

L’actuel ministre caquiste François Bonnardel s’est déjà confié publiquement au sujet de sa propre mère, aux prises avec la maladie d’Alzheimer depuis une quinzaine d’années. «Je l’ai vue dépérir, je l’ai vue ne plus me reconnaître, ne plus sourire, ne plus parler, ne plus apprécier la vie, être prisonnière de son corps, et, dans ce contexte, moi aussi, dans les trois dernières années, j’ai souhaité que le bon Dieu puisse venir la chercher», avait-il témoigné en conférence de presse alors qu’il était dans l’opposition.

La commission transpartisane sur la question de mourir dans la dignité avait recommandé de permettre à une personne majeure le droit de faire une demande anticipée au cas où elle deviendrait inapte.