/finance/homepage

Scandale du «dieselgate» : le temps presse pour s’inscrire au dédommagement

TVA Nouvelles

Les automobilistes canadiens ont jusqu'à vendredi pour soumettre une réclamation s’ils souhaitent être dédommagés par Volkswagen dans le cadre du scandale du «dieselgate», sinon ils ne toucheront pas un sou.

Le règlement d’une valeur de 290 millions à travers le pays concerne les propriétaires ou locataires de véhicules diesel trois litres.

Au total, un peu moins de 20 000 propriétaires de véhicules Volkswagen, Audi et Porsche ont droit à des indemnités prévues par le règlement.

Modèles Volks

La majorité des automobilistes en cause se sont déjà inscrits, mais il reste quand même 4000 personnes qui ne l'ont pas fait sur la page web prévue à cet effet.

Elles ont intérêt à le faire d'ici vendredi parce qu'après, ils devront dire adieu à des indemnités pouvant aller jusqu'à 11 000 dollars.

Le fabricant allemand avait triché en camouflant les vraies données sur les émissions polluantes de ses moteurs diesel.

«Pour les modèles de 2009 à 2012, les gens ont droit à soit des rachats, des résiliations de bail, des indemnités. Pour les modèles de 2013 à 2016, comme ils sont plus récents, il y a possibilité de remise aux normes par le constructeur en plus d'indemnités qui varient entre 6500 dollars et 11 000 dollars», explique Josianne Fréchette d’Option consommateurs.

Le «dieselgate», comme on l'a appelé, a coûté plus de 30 milliards de dollars au fabricant allemand à travers le monde. Mais ça n'a pas trop nui à ses ventes, rappelle le chroniqueur automobile Gabriel Gélinas.

«On a vu que les ventes de Volkswagen ont chuté pendant un certain temps après l'annonce, justement, quand le scandale a éclaté. Par la suite, c'est revenu assez rapidement», explique-t-il.

Il y a quand même eu des effets négatifs au Québec, comme l'a constaté l'Association pour la protection des automobilistes (APA).

«La valeur de revente des produits Volks a baissé au Canada sur plusieurs modèles, pas seulement le diesel. À notre avis, ça veut dire que les professionnels qui évaluent ces véhicules-là croient qu'ils valent moins depuis les ennuis», est d’avis George Iny, le directeur de l’APA.

Une autre demande de recours collectif a été déposée cette fois par l'Association québécoise de la lutte contre la pollution atmosphérique. L’organisme demande le remboursement de 35 dollars à tous les Québécois qui ont respiré l'air vicié des moteurs de Volkswagen. L'affaire est actuellement devant la Cour suprême.

Dans la même catégorie