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Surcharge de travail: une autre infirmière appelle à l’aide

Danny Côté | TVA Nouvelles

Une infirmière qui travaille au CHSLD de Beauceville dénonce la lourdeur de sa charge de travail.

Le manque de personnel est si important selon elle que certaines situations mettent en danger les résidents.

Linda Lavoie, qui travaille de nuit, a l'impression de ne jamais pouvoir faire son boulot jusqu'au bout.

«Ce sont des patients instables qui se réveillent, ils sont confus et il y a des chutes. Parfois, on est sur un autre étage. On n'en peut plus, c'est ça ce que je dénonce», a mentionné Linda Lavoie.

Des familles dont les proches sont hébergés dans ce centre à Beauceville dénoncent aussi les conditions de vie qui y règnent.

«Les soins sont vite faits. Le personnel manque de temps. Ma mère a été oubliée sur sa chaise d'aisance pendant deux heures plus ou moins habillée», a raconté Chantale Fecteau.

Linda Lavoie souhaiterait avoir l'aide d'une autre infirmière de nuit.

«Le ratio normal doit être de 90 résidents pour une infirmière et, ici, j'en ai 108!» a ajouté Mme Lavoie.

Une loi sur les ratios exigée

Le Syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches réclame même une loi pour que les ratios soient respectés.

«Il ne faudrait plus que ce soit gérer selon un budget, mais un passage obligé. Un climat de peur règne et ça nous bouleverse», a raconté la vice-présidente par intérim du syndicat, Isabelle Bégin.

La gestionnaire au soutien à l'autonomie des personnes âgées de Chaudières-Appalaches assure que des actions pour corriger la situation ont été déployées.

«On sait qu'il y a un essoufflement du personnel et c'est pourquoi on vient de créer 24 nouveaux postes. On souhaite aussi embaucher des aides de service, un employé que l'on forme et qui pourrait aider, comme monter des tables, s'occuper du linge souillé», a mentionné la directrice adjointe au soutien à l'autonomie des personnes âgées du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches, Stéphanie Simoneau.

Linda Lavoie espère que cette aide arrivera rapidement.

«Ce sont des personnes âgées malades, on ne peut pas faire vite avec eux autres!» a-t-elle dit.