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Travaux du REM: les voisins des chantiers épuisés par le bruit

Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI

Projet REM

COURTOISIE CDPQ INFRA

Des gens qui habitent à proximité des chantiers du REM se disent «en train de craquer» à cause du bruit des travaux, malgré les mesures d’atténuation que le constructeur NouvLR assure avoir pris.

«Les cibles à atteindre, je n’y crois pas. C’est impossible que vous pensiez que c’est correct de faire du forage de nuit, qu’un camion vienne pomper des toilettes chimiques à 5 h 30 le matin», a mentionné Geneviève Comeau, qui habite près de la gare Canora, lors d’une rencontre du comité de bon voisinage mardi soir.

«On est en train de craquer, vraiment. On en fait de l’angoisse parce qu’on sait que ça va toujours recommencer à 7 h le lendemain matin», a témoigné Jean-Philippe Laflamme, qui habite sur le chemin Canora.

De leur côté, les responsables du projet affirment avoir pris des mesures au cours des derniers mois pour répondre aux plaintes des résidents. De l’équipement de travail a été isolé avec des boîtes et des matelas acoustiques pour limiter l’émission de bruit, et un sous-contractant qui avait procédé à des travaux tôt le matin malgré les consignes reçues a aussi été remercié par NouvLR.

Lorsque le chantier a été déplacé d’une voie à l’autre, sept nuits de travail étaient initialement prévues au calendrier. Ce nombre a été réduit à une seule nuit grâce à des efforts d’optimisation, ont fait savoir les intervenants rattachés au projet.

Pour ce qui est de la toilette chimique vidée aux aurores, le bureau du Réseau express métropolitain (REM) a mentionné qu’une intervention a été faite pour que la situation ne se reproduise plus.

Répit demandé

Malgré ces efforts, Mme Comeau a mentionné qu’elle apprécierait que NouvLR accorde un moment de repos aux résidents, par exemple en respectant la règlementation municipale la fin de semaine ou en cessant les travaux un dimanche par mois.

Les travaux de construction du REM ne sont pas assujettis aux règlements municipaux. Les chantiers peuvent être en activité en tout temps, même la nuit, et le bureau du REM doit veiller à ce que le constructeur ne dépasse pas les cibles sonores.

Les commentaires de la résidente ont trouvé écho chez plusieurs. Michiko Frachet, qui habite sur la rue Canora, a demandé au constructeur de payer l’hôtel aux personnes qui habitent dans le secteur lors de travaux de nuit bruyants, comme du forage.

NouvLR leur a répondu que rien n’était prévu de ce côté, mais s’est engagé à en discuter avec le bureau du REM pour voir ce qu’il était possible de faire.

«C’est sûr qu’il faut que vous compreniez que construire ce qu’on a à construire à l’intérieur du temps qu’on a, c’est quelque chose de vraiment difficile à atteindre. Je comprends l’impact sur votre vie, mais on ferme une ligne de train pour un bout de temps, et ça a un impact sur les usagers, donc on essaie de minimiser le temps de fermeture», a mentionné Giovanni Cipolla, chef de l’antenne Deux-Montagnes pour NouvLR.