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Étendre l’aide médicale à mourir aux personnes inaptes: attention, danger

TVA Nouvelles

Le fait de songer à ouvrir l’aide médicale à mourir aux personnes inaptes pose des questions très délicates, estime Mario Dumont. Québec annonçait mercredi souhaiter étendre la portée de la loi actuelle; un comité d’experts étudie d’ailleurs présentement cette possibilité.

«Ce qui simplifie les choses à l’heure actuelle, c’est qu’on exige le consentement libre et éclairé de la personne jusqu’au jour de l’acte», explique notre analyste.

Mais selon ce qui est à l’étude maintenant, il faudrait par exemple qu’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer transfère ce pouvoir de vie ou de mort à quelqu’un d’autre. «Ça ne sera pas toi qui vas prendre la décision et qui vas dire: voici venu le moment. Et là, on entre dans toute une zone à risque».

C’est qu’il faut prendre en compte le contexte dans lequel se prend la décision et les motifs véritables de la personne déléguée pour le faire.

«Est-ce qu’il s’est fait une nouvelle blonde ou un nouveau chum? Ou bien, carrément, il est fatigué d’aller te voir tous les jours à l’hôpital, il est tanné... Ou les deux: il a un nouveau chum, une nouvelle blonde, et en plus il est tanné d’aller te voir. Donc là, la question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’on pourrait se retrouver à déléguer l’acte à des gens qui finissent par prendre la décision pour des motifs autres que la dignité de la personne malade», s’inquiète Mario Dumont.

Voyez sa chronique complète dans la vidéo ci-haut.