/news/culture

«Godzilla: Roi des monstres»: à quel point ce film est-il frustrant?

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

 - Agence QMI

À quel point ce film de kaiju est-il frustrant? Voici le verdict...

On savait que ce nouveau «Godzilla» risquait fort de décevoir, la date de sortie ayant été reportée d’un an. Seule la perspective de l’affrontement entre le roi des monstres et Kong prévu pour mars prochain permet de faire passer – un tout petit peu – la pilule.

Dire que le «Godzilla» de 2014 était inutile est une évidence, mais quelques éléments permettaient de lui trouver un certain charme. Cette suite, malgré un budget compris entre 170 et 200 millions $, ne parvient pas à faire de même.

Réalisé et coscénarisé par Michael Dougherty (l’homme nous a donné le scénario de «X-Men: Apocalypse», rappelons-le), ce «Godzilla: Roi des monstres» laisse apparaître des failles dès les premières images... et les premiers dialogues.

Après un rappel des événements du long métrage précédent, Emma Russell (Vera Farmiga) est incapable se remettre de la mort de son fils, tandis que sa fille Madison (Millie Bobby Brown) se fait du souci pour sa santé mentale. De son côté, Mark (Kyle Chandler) a noyé son chagrin dans la bouteille et passe désormais ses journées à photographier des loups.

Pendant ce temps, le Congrès américain tente de savoir quoi faire des titans malencontreusement réveillés, alors que les scientifiques Vivienne Graham (Sally Hawkins) et Ishiro Serizawa (Ken Watanabe) essayent de convaincre la commission que Godzilla et ses congénères contribuent à l’équilibre écologique de notre planète malade. En parallèle, l’écoterroriste Jonah Alan (Charles Dance) veut se servir des kaiju à des fins purement capitalistes.

C’est tout d’abord le scénario fatigué qui frustre. Les motivations des différents personnages, les rebondissements ridicules (celui concernant Emma Russell, qui intervient au bout d’une cinquantaine de minutes, donne lieu à un éclat de rire aussi tonitruant qu’irrépressible) ainsi que la faiblesse des dialogues font qu’on n’a rapidement pas d’autre choix que d’attendre les scènes de combats entre les monstres.

Là aussi, la déception est rude. Voulant sans doute émuler le visuel des anciens films de kaiju afin de rallier les nostalgiques – la silhouette de Godzilla rugissant est abondamment utilisée à cet effet –, Michael Dougherty et son équipe d’effets spéciaux ont choisi de leur donner un aspect peu travaillé. Cela donne donc un résultat parfois flou et carrément raté à certains moments. Et ça, c’est impardonnable!

Note: 2 sur 5

Dans la même catégorie