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Les conséquences pour la fausse infirmière «risquent d’être très lourdes»

TVA Nouvelles

Les conséquences pour la fausse infirmière de Saguenay, congédiée après avoir œuvré sans permis pendant 20 ans, pourraient être très lourdes, selon Me Charles B. Côté, criminaliste.

«Au niveau professionnel, on parle d’une amende minimale de 2500 $ qui peut aller jusqu’à 62 500 $ pour l’exercice illégal de la profession d’infirmière», a expliqué le criminaliste, vendredi, en entrevue avec Mario Dumont.

Mais l’Ordre des infirmières du Québec pourrait, au terme de son enquête, décider que les accusations portées contre l’infirmière de Saguenay s’appliquent pour chaque journée, chaque mois ou même chaque année travaillée illégalement.

«Ça peut donner quelque chose de très gros. Les conséquences [pour la fausse infirmière] risquent d’être très lourdes», a soutenu Me Charles B. Côté.

Pour avoir travaillé pendant 20 ans comme infirmière, et ce, même dans le département de chirurgie, cette femme devait avoir «des qualités pour exercer cette profession», a-t-il ajouté.

«Cette personne-là a probablement été prise dans son engrenage», a plaidé le criminaliste.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a confirmé à TVA Nouvelles que la femme aurait reçu son permis de l'Ordre des infirmières du Québec, en utilisant l'identité d'une autre infirmière de la région qui porte le même nom qu'elle.

En ce qui a trait à l’usurpation d’identité, ce crime est passible d’une sentence maximum de 10 ans.

La fausse infirmière pourrait aussi être reconnue coupable de fraude, d’usage, de production de faux documents. «Il y a toute une pléiade d’accusations qui existent au Code criminel dépendamment de ce que l’enquête va pouvoir révéler», a expliqué le criminaliste.

Le CIUSSS a eu la puce à l'oreille au printemps dernier. Le syndic de l'Ordre mène aussi son enquête, tout comme le syndicat qui représente l'ex-employée.

 

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