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Un enfant autiste limité à deux heures et demie d'école par jour

Marie-Lise Mormina | TVA Nouvelles

Contraint de ne fréquenter l’école que deux heures et demie par jour, un enfant autiste de 6 ans des Cantons-de-l’Est semble passer entre les mailles du système scolaire.

Jérémy est à la maternelle et, déjà, les défis sont nombreux. En plus d’avoir un trouble du spectre de l’autisme et des problèmes de langage, la famille a l'impression que le réseau scolaire ne semble pas vouloir l’intégrer dans le système.

«J’ai l’impression qu’on abandonne mon fils», dit Isabelle, la mère de Jérémy.

Le comportement de l’enfant est jugé trop problématique par l’école, explique sa mère, et l’établissement a imposé une fréquentation partielle.

La Commission scolaire du Val-des-Cerfs explique que ce type de mesure est temporaire. Mais quelle en est la durée? Impossible de le confirmer. Dans le cas de Jérémy, il y est contraint depuis déjà plusieurs mois.

Quelles sont les options?

Dans un tel contexte, elle aimerait que son fils joigne une école spécialisée. Il en existe une dans la commission scolaire voisine, celle de Saint-Hyacinthe. L’école René-Saint-Pierre accueille une clientèle ayant des besoins particuliers, dont certains élèves autistes. Là encore, la porte lui semble fermée. Son fils ne répondrait pas aux critères d’admission, dit-elle.

La commission scolaire que fréquente Jérémy affirme que de nombreuses mesures existent pour accompagner les jeunes et que c’est du «cas par cas». La mère de Jérémy reconnaît le bon travail des enseignants, mais elle est d’avis qu’il manque de ressources.

Isabelle travaille la nuit et a dû diminuer ses heures. Le matin, elle fait une sieste avant que son fils revienne de l’école. Elle passe la journée avec lui en tentant aussi d'assumer le rôle d’enseignante et d’éducatrice.

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