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Deux chauffeurs du RTC menacés de mort

Dominique Lelièvre | Le Journal de Québec

PHOTO D'ARCHIVES, MARC VALLIÈRES

Deux autres chauffeurs du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont fait l’objet de menaces de mort dans l’exercice de leurs fonctions, tôt samedi, à Québec.

Les deux chauffeurs, qui se trouvaient au terminus du Zoo de Charlesbourg, ont demandé l’intervention de la police, vers 7 h, devant l’obstination et le comportement agité du suspect.

Ils ont affirmé aux policiers avoir été menacés de mort. L’homme de 25 ans, qui semblait intoxiqué, a été arrêté sur-le-champ.

Pour un cellulaire

Selon Éric Aubé, lieutenant au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), le jeune homme se serait mis en colère parce qu’il était à la recherche de son téléphone cellulaire qu’il croyait à l’intérieur des véhicules des victimes.

«Mais en réalité, les autobus sont en rotation» et l'appareil ne se trouvait donc pas dans les autobus, explique l’agent de la paix.

Selon la police, il serait entré et sorti des autobus et aurait même suivi à pied les chauffeurs. Il a également frappé des abribus sans causer de dommage. Il ne s’en est pas pris physiquement aux chauffeurs.

«Il était insistant et étant donné l’agressivité du jeune, on a procédé à son arrestation», explique M. Aubé.

La police aurait eu affaire au même suspect dans la nuit pour une autre affaire qui n’a pas été précisée.

«On ne sait jamais comment les gens peuvent réagir. Ils [les chauffeurs] ont bien fait. On encourage évidemment les gens à ne pas se laisser faire menacer, surtout pas dans le cadre de leur travail», ajoute M. Aubé.

Le RTC ne tolère pas ce genre de comportements. La porte-parole du RTC, Brigitte Lemay, a précisé que des plaintes ont été acheminées à la police en lien avec cet événement.

Autre cas

Il y a un an, un autre chauffeur du RTC avait également subi la colère d’un client. Vincent Dallaire, un jeune homme de 22 ans, a reconnu avoir asséné un violent coup de poing au visage de l’employé et avoir menacé de le tuer.

L’universitaire s’était fait refuser l’accès au Métrobus 800 parce que sa carte Opus ne fonctionnait pas, puis avait insisté, disant qu’il avait un examen important de génie mécanique.

Le chauffeur de 34 ans d’expérience a eu une commotion cérébrale et a dû subir une opération pour réaligner son nez. Il a pris une retraite anticipée à la suite de l’agression.