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Grande corvée de nettoyage pour les sinistrés

Agence QMI et TVA Nouvelles 

Une grande corvée de nettoyage et de ramassage a lieu cette fin de semaine pour venir en aide aux sinistrés des inondations de Gatineau et le maire de la municipalité lance un appel à la solidarité.

«Ce n’est pas une job facile, mais c’est une belle activité pour s’entraider. Les gens ont encore bien besoin d’aide», a confié le maire Maxime Pedneaud-Jobin, en entrevue à TVA Nouvelles.

Des bénévoles s'affaireront samedi et dimanche à ramasser tout près de 900 000 sacs de sable qui ont été distribués pour aider à protéger les résidences, dont plusieurs étaient occupées par des personnes âgées incapables d’accomplir la tâche seule.

 

Le travail s’annonce très physique, puisque lesdits sacs sont gorgés d'eau et très lourds. Maxime Pedneaud-Jobin suggère donc seulement aux citoyens de seulement 16 ans et plus et en bonne santé de venir prêter main-forte.

«Il y a des risques de se faire mal à dos. Ça nous prend des gens qui font attention à leur manière de bouger», a-t-il expliqué, ajoutant que les participants travailleront par bloc de quatre heures pour éviter les blessures.

La Ville avait organisé ce même genre de corvée en avril dernier pour remplir les sacs de sable.

«Le moral est bon parce qu’on est fait fort, mais le temps passe et c’est difficile [...] On a hâte de se sortir de ça et de commencer à planifier l’avenir. Personne ne veut revivre ça», a ajouté le maire, précisant que politiciens et citoyens de sa ville auront des questions «extrêmement difficiles à se poser.»

Oka demande de l’aide

La municipalité d’Oka, dans les Laurentides, procède elle aussi ce week-end à une opération de grand nettoyage des sacs de sables, qui occupent encore beaucoup de terrains de résidents.

Selon Pascal Quevillon, maire de l’endroit, une cinquantaine de cols bleus de municipalités avoisinantes comme Boisbriand, Saint-Eustache, Mirabel, Lachute, Terrebonne et Repentigny et Châteauguay sont venus prêter main-forte.

Sur le terrain, les sinistrés affichent de l’optimisme, même s’ils ne peuvent compter sur l’aide de l’armée cette année, contrairement à 2017.

«On se débrouille bien. On a loué un peu de machinerie parce que faire ça à bras c’est impossible», a dit un travailleur rencontré par TVA Nouvelles durant une courte pause.

Le ministère des Transports est aussi sur place pour superviser les opérations.

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