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Trump dément avoir traité Meghan Markle de «méchante»

Agence France-Presse

À la veille d'une visite d'État de trois jours au Royaume-Uni, le président américain Donald Trump a démenti dimanche avoir dit que Meghan Markle, l'épouse du prince Harry, était «méchante», malgré un enregistrement prouvant le contraire.

«Je n'ai jamais dit que Meghan Markle était 'méchante'. Inventé par les médias fake news», a accusé Donald Trump sur Twitter.

Et «ils se sont fait prendre en flagrant délit!», a-t-il affirmé, avant de se demander si la chaîne CNN et le journal New York Times, ses bêtes noires, allaient lui présenter des excuses. «J'en doute!», a-t-il ironisé.

Provoquant de nombreuses moqueries sur internet, un compte Twitter militant pour sa réélection en 2020 avait lancé samedi les mêmes accusations, tout en retweetant l'enregistrement de l'entretien accordé au tabloïd britannique The Sun, ainsi que la retranscription complète de l'extrait dans lequel on entend pourtant Donald Trump prononcer ce mot.

La courte séquence, de moins de 45 secondes, montre toutefois un Donald Trump bienveillant envers l'ancienne actrice américaine, même après avoir apparemment découvert pour la première fois qu'elle ne l'appréciait pas.

Un journaliste commence par lui dire que sa compatriote ne le rencontrera pas au Royaume-Uni, car elle est en «congé maternité», puis ajoute qu'elle n'avait «pas été très gentille avec (lui) pendant la campagne», en lui demandant s'il le savait.

«Je ne le savais pas, non (...) Non, j'espère qu'elle va bien. Je ne le savais pas, non», réagit M. Trump. Puis au journaliste qui insiste en lui racontant que l'ex-actrice avait affirmé qu'elle partirait au Canada s'il gagnait, il répond:

«Il y a plein de monde qui s'installe ici... Que voulez-vous que je dise? Non, je ne savais pas qu'elle était méchante».

Mais dans la foulée, il a des mots encourageants pour la duchesse de Sussex lorsque le journaliste lui demande s'il est bon pour les relations entre les deux pays d'avoir «une princesse américaine».

«Je trouve cela bien, je trouve cela bien et je suis certain qu'elle sera excellente, elle sera très bonne, elle sera très bonne, j'espère qu'elle le sera».

Dans une interview diffusée dimanche par CBS, le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a estimé que cette controverse n'allait pas ternir la réception à Londres du président américain.

«Je ne pense pas que cela va perturber en quoi que ce soit l'accueil (de M. Trump), car, entre autres, nous avons appris de ce président qu'on doit s'accorder sur le fait d'avoir des désaccords», a déclaré M. Hunt.

L'épouse du prince Harry a donné naissance début mai au petit Archie, septième dans l'ordre de succession au trône britannique.