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Après la pédiatrie sociale, Québec financera la gériatrie sociale

François Cormier | TVA Nouvelles 

Ils sont de plus en plus nombreux et pourtant, ils se sentent de plus en plus seuls. Nos aînés ont bien raison de s'inquiéter puisque plus ils avanceront en âge, plus leur réseau social s'amenuisera. Chez les 75 ans et plus, par exemple, ce sont 28 % des gens qui déclarent ne pas avoir d'ami intime.

Pour briser cet isolement, la ministre responsable des Aînés Marguerite Blais a annoncé lundi matin 1,3 million de dollars pour un projet pilote de gériatrie sociale. Ce projet, réalisé par la Fondation AGES, pourrait faire en sorte d'éviter certains problèmes de santé qui découlent de la solitude.

 

«Je salue l'initiative de la Fondation AGES, qui viendra soutenir la mise en œuvre de mesures de gériatrie sociale, dans un domaine en émergence visant à rendre accessibles des services dans la communauté, a déclaré Mme Blais par voie de communiqué. Avec l'octroi de cette aide financière, notre gouvernement innove pour briser l'isolement social des aînés et ainsi favoriser le vieillissement actif.»

L’isolement social a des effets néfastes non seulement sur la santé mentale, mais aussi sur la santé physique. D’ailleurs, les personnes vivant seules courent de quatre à cinq fois plus de risques de se faire hospitaliser, selon le rapport du Conseil national des aînés. Ils sont aussi plus à risque de maltraitance.

Mais, la gériatrie sociale, c'est quoi?

Ce sont des intervenants sociaux ou un gériatre qui se rendent sur le terrain, dans le milieu de vie de l'aîné pour comprendre sa réalité et peut-être détecter de l'isolement. C'est aussi une façon de constater, de visu, les services auxquels peut avoir droit un aîné à son domicile ou dans la communauté.

Ce projet-pilote devrait toucher trois différentes régions.