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Plus de difficultés scolaires chez les enfants placés par la DPJ

Véronique Racine | Agence QMI

Ecolier

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L’instabilité que vivent les enfants placés par la DPJ aurait un impact négatif sur leur réussite scolaire, selon une nouvelle étude.

Les jeunes ayant connu plus d’instabilité familiale ont jusqu’à deux fois moins de chances d’obtenir un diplôme d’études secondaires, indique l’étude de la Chaire de recherche du Canada sur l'évaluation des actions publiques à l'égard des jeunes et des populations vulnérables (CREVAJ).

«On a pu montrer que plus les jeunes ont connu de déplacements, que ce soit des changements de lieu de placement ou des tentatives de réunification familiale, moins il y a de chances qu’ils décrochent un diplôme d’études secondaires», a affirmé Martin Goyette, cotitulaire de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ) lors de son passage à l’émission «Trudeau le midi» à QUB radio, mardi.

Mieux en famille d’accueil

L’étude démontre aussi que les jeunes qui seraient placés en famille d’accueil auraient quand même de meilleurs résultats scolaires que ceux placés en centre de réadaptation.Ces derniers seraient dans «des positions qui sont plus difficiles du point de vue de la scolarisation» et ils connaîtraient également une «plus grande instabilité», selon Martin Goyette.

Être un enfant de la DPJ n’a pas des impacts négatifs que sur la scolarité, révèle aussi l’étude de la CREVAJ. Les jeunes qui ont connu de l’instabilité seraient aussi deux fois moins nombreux à être sur le marché de l’emploi par rapport à ceux qui ont eu une jeunesse plus stable.