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Une partie des terrains de Molson cédés à la Ville de Montréal

Elsa Iskander | Agence QMI

Des terrains qui seront libérés par le déménagement de la brasserie Molson Coors feront place à un complexe résidentiel et une partie sera aussi cédée par le promoteur à la Ville qui prévoit construire des logements sociaux, un parc, une promenade fluviale.

La construction d’une école et d’un centre communautaire pourrait aussi s’ensuivre.

Une entente de principe a été conclue entre la Ville, Molson Coors, un consortium composé du Groupe Sélection et Groupe Montoni, et la Société d’habitation et de développement de Montréal.

L’entente qualifiée d’«historique» par la mairesse de Montréal, Valérie Plante, mercredi matin à la réunion du comité exécutif devait être approuvée au conseil d’arrondissement de Ville-Marie mercredi soirée et au conseil municipal dans deux semaines.

Le droit de péremption, permettant à la Ville d’acheter des immeubles en priorité sur les autres acheteurs, «est définitivement un outil qui nous a permis d’avoir une négociation d’égal à égal», d’après Mme Plante.

Jusqu’à 4000 logements

Molson Coors déménage son usine à Longueuil. Ses installations devraient être inaugurées en 2021. De plus, «Molson a choisi de garder son siège social sur le site», a précisé la mairesse, mentionnant que cela favorisera la mixité sociale et économique.

La construction de 3000 à 4000 logements résidentiels est prévue sur le site de la brasserie. Le promoteur a accepté d’y intégrer des logements sociaux, abordables et familiaux.

«Ils ont tout de suite accepté la stratégie d’inclusion actuelle, et également de se coller tout de suite au règlement d’inclusion qu’on s’apprête à voter», a salué Mme Plante, en référence au projet de règlement 20/20/20 prévoyant 20 % de logements sociaux, 20 % de logements abordables et 20 % de logements familiaux dans tout nouveau projet immobilier. Il devrait être présenté ce mois.

Le consortium cède à la Ville sans contrepartie financière des terrains pour l’aménagement d’un parc et d’une promenade fluviale de 0,5 km.

La Ville a aussi déboursé 6,6 millions $ pour un terrain qui abritera un pôle civique et un projet d’habitation de la Société d’habitation et de développement de Montréal. Cette dernière projette la construction de 200 logements sociaux.

«On va avoir la possibilité d’avoir un endroit où les gens pourront se rassembler et avoir des services, mais également une possibilité d’école ce qui est très, très important», a commenté Mme Plante à propos du pôle civique. «Pour avoir discuté rapidement avec [la Commission scolaire de Montréal], ils voient (cela) d’un très bon œil», a-t-elle poursuivi.

La Ville se garde une option d’achat sur un volume ou un bâtiment existant d’une superficie pouvant atteindre 15 000 mètres carrés. Cela servirait à un pôle économique, hébergeant des commerces ou des bureaux par exemple. «On ne veut pas avoir un quartier-dortoir, on veut avoir un quartier qui vit qui est dynamique», a lancé Mme Plante.

Cession des terrains en 2027

Les travaux d’infrastructures et de réhabilitation par le consortium ne débuteront qu’en 2025. La cession des terrains à la Ville est prévue en 2027 et le développement du site se poursuivra jusqu’en 2035.

L’Office de consultation publique de Montréal a récemment terminé une consultation sur l’avenir du secteur des Faubourgs, situé dans l’arrondissement Ville-Marie, en vue de l’élaboration d’un nouveau programme particulier d’urbanisme.

Le secteur des Faubourgs est délimité par la rue Saint-Hubert à l’ouest, la rue Sherbrooke au nord, les rues Fullum et du Havre à l’est, ainsi que les berges du fleuve Saint-Laurent au sud.

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