/news/society

Adonis Stevenson montre qu’il y a toujours de l’espoir

TVA Nouvelles

Alors que plusieurs le croyaient mort en décembre dernier, après avoir encaissé un K.-O. dévastateur, Adonis Stevenson est aujourd’hui un bel exemple d’espoir, selon un neuropsychologue.

«Je crois, et j’espère, que les Québécois ont entendu M. Stevenson lors de cette excellente entrevue, pour comprendre qu’il y a de l’espoir à la suite d’un accident vasculaire cérébral, à la suite d’un traumatisme crânien», a déclaré le Dr Dave Ellemberg, neuropsychologue et directeur de l’Institut des commotions cérébrales et professeur au département de kinésiologie de l’Université de Montréal.

À LIRE ÉGALEMENT

Adonis Stevenson accorde une première entrevue tout en émotions

Première apparition publique pour Adonis Stevenson

Selon le Dr Ellemberg, même si plusieurs médecins avaient prédit que les chances du boxeur de survivre à un tel accident étaient minces, l’exemple d’Adonis Stevenson montre bien les complexités du cerveau.

«Il faut avoir un peu de recul dans les jours, et même les semaines, qui suivent ce type d’accident. Il ne faut pas sauter aux conclusions», a-t-il soutenu.

«Avec le temps, la patience, les bons soins des équipes en réadaptation, on peut faire du progrès. Je crois que l’état d’une personne dans les jours et les semaines qui suivent un accident ne nous permet pas toujours de prédire l’évolution de la personne», a ajouté le Dr Dave Ellemberg.

Le boxeur de 41 ans a dû réapprendre à manger, à marcher, à parler dans les derniers mois. «Le plus difficile, c’est sortir du coma. C’est comme si je venais de naître, a-t-il imagé, plus de sept mois après l’incident. Tu apprends à manger, à marcher. Tu apprends un paquet de choses après un coma», a déclaré Adonis Stevenson, jeudi, qui accordait une première entrevue depuis l’événement. «On apprend vite avec le soutien nécessaire», de dire le neuropsychologue.

Rappelons que le 1er décembre dernier, lors d’un combat au Centre Vidéotron, le Québécois d'origine haïtienne a subi un violent K.-O. d’Oleksandr Gvozdyk, qui lui a causé un traumatisme craniocérébral sévère.

Le pugiliste avait dû être plongé dans un coma artificiel, dont il est sorti naturellement trois semaines plus tard.