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«Joyeux Calvaire»: incursion dans l’univers des Cowboys Fringants

Yan Lauzon | Agence QMI

ART-CIRQUE-DU-SOLEIL

PHOTO COURTOISIE/Amphithéâtre Cogego

Comme pour les quatre premiers spectacles de la série hommage créée par le Cirque du Soleil à Trois-Rivières, le directeur musical Jean-Phil Goncalves a eu le défi de plonger dans un vaste et riche répertoire pour le cinquième volet.

Après l’univers de Beau Dommage, Robert Charlebois, Luc Plamondon et Les Colocs, c’est dans celui des Cowboys Fringants qu’il s’est immiscé pour un rendez-vous qui sera présenté à compter du 17 juillet à l’Amphithéâtre Cogeco.

Retenue et électro

Avec «Joyeux Calvaire» et Les Cowboys Fringants, le défi a par contre été un peu différent. «La particularité de cette année, c’est qu’on est dans un matériel qui est quand même assez proche, confie Jean-Phi Goncalves. On est en 2019 et leur premier gros album, "Break syndical", date de 2002. On est très proche de l’époque dans laquelle les versions originales ont été faites.»

Aux arrangements, il lui a donc fallu faire preuve d’une belle retenue. «Le travail que je peux faire là-dedans est un peu plus limité. Ce n’est pas juste une question d’époque; c’est aussi la proposition des Cowboys. Ils ont un style très marqué, un peu folk, des fois même folklorique, tout ça avec une énergie un peu punk... Il y a quelque chose dans la proposition qui est très marquée, que je peux moins facilement virer à l’envers.»

Malgré tout, Jean-Phil Goncalves s’est amusé à tenter certaines expériences, comme celle de créer des textures plus électroniques, acoustiques et électriques. Ce sont les premières qui ont donné les meilleurs résultats. «Même si c’est le groupe le plus moderne [de la série hommage], c’est celui que je peux le moins "électronifier". En même temps, je trouve ça très bien comme ça.»

Pièce pivot

Au total, Jean-Phil Goncalves a travaillé 18 chansons des Cowboys Fringants qu’il sera possible d’entendre le temps de 14 tableaux montés sur scène.

Son travail en studio s’est amorcé autour de «Toune d’automne», une chanson «qui a été un peu le pivot du projet, celle qui a donné la moelle épinière du spectacle.»

S’il souhaite faire entendre des pièces moins connues du public, il a aussi apporté sa touche à des hymnes qui résonnent, comme «Les étoiles filantes» et «Bye bye Lou».

«Le groupe a des chansons parfois très énergiques, très épiques, d’autres plus intimes et des palettes entre les deux. J’ai poussé un petit peu plus le côté épique quand c’est épique et le côté intime quand ça l’est, tout ça en restant bien conscient de ce qui va se passer visuellement.»

Des représentations de «Joyeux Calvaire» sont prévues jusqu’au 17 août à Trois-Rivières. Pour des billets: amphitheatrecogeco.com.

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