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La DPJ ne fait rien malgré leurs signalements répétés

Nicholas De Rosa | Agence QMI

Child abuse at home

Nichizhenova Elena - stock.adobe.com

Une mère souffrant de maladie mentale non traitée et de problèmes de consommation voit ses enfants six heures par semaine malgré des signalements répétés à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), déplore un père, qui assure leur garde. Il dit craindre pour leur sécurité et ne sait plus ce qu’il peut faire pour stopper la situation.

«Ça fait longtemps qu’on dit qu’il va arriver quelque chose un moment donné. Elle est instable et elle ne prend pas de médication. Ça peut aller super bien et dans l’espace de 10 minutes, tout va à l’envers», s’est désolé Éric* en entrevue à l’émission «Dutrizac de 6 à 9» sur les ondes de QUB radio.

Père d’une jeune fille et d’un jeune garçon âgés respectivement de 9 et 11 ans, ce dernier se désole de voir ses enfants vivre «déception après déception» en ce qui a trait au rôle de leur mère dans leurs vies.

«Les enfants attendent des nouvelles de leur mère, elle ne leur en donne pas et tout d’un coup, elle se met à leur promettre des choses, a-t-il raconté. Les enfants sont contents, mais quand la journée arrive et qu’ils doivent la voir pour faire une activité, tout à coup on n’a plus de nouvelles de la mère. C’est toujours des menteries.»

Même après deux demandes à la cour d’enlever la garde à la mère, la DPJ persiste et signe: ses enfants doivent la voir si elle le désire. Selon la conjointe d’Éric, Sophie*, cela laisse les enfants dans un constant état d’incertitude et d’incompréhension.

«On peut-tu mettre un terme à ça? Oui, les enfants auront de la peine si jamais on leur disait que c’était terminé avec leur mère, mais ils ne seront pas toujours dans l’attente que peut-être qu’elle reviendra», a-t-elle souligné.

Traumatisant

Sophie a affirmé que les deux enfants avaient vécu plusieurs problèmes et traumatismes en raison de leur mère. Un d’entre eux a eu des idées suicidaires en mars alors que l’autre a arrêté de manger au mois d’avril. Le garçon a aussi été témoin de bagarres entre sa mère et sa grand-mère.

«Un moment donné, il s’est dit qu’il allait voir sa mère quand il voulait la voir parce qu’il y avait beaucoup de violence psychologique. Il y a même eu abus physique au mois de mars ou avril. Ç’a été signalé à la DPJ, mais on ne retourne pas en cour avec ça, parce qu’ils disent qu’il faut de "nouveaux éléments majeurs" au dossier», a-t-elle soutenu.

Éric et Sophie plaident à la DPJ d’accorder plus d’importance à la sécurité des enfants et non aux droits des parents biologiques et souhaitent que la Commission sur la protection de la jeunesse lancée la semaine dernière abondera en ce sens.