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Un séropositif coupable d'une deuxième agression sexuelle

Amélie St-Yves | Journal de Montréal

Un homme qui a déjà purgé 81 mois de pénitencier pour avoir transmis le VIH à sa conjointe a plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle sur une autre femme, jeudi.

Michel-Ange Lavoie a été condamné à 21 mois de prison hier au palais de justice de Trois-Rivières. Il lui en reste 7 et demi à purger, vu la détention préventive.

Lavoie a rencontré sa nouvelle victime à Trois-Rivières lors d’une fête avec des amis communs, en 2016. La femme de 27 ans avait droit à une fin de semaine de sortie, dans le cadre de sa thérapie pour consommation d’alcool. Elle a rechuté puis il y a eu relation sexuelle consentante dès le premier soir.

Au lendemain de cette première relation, un ami de la victime lui a tendu un article de journal rapportant la précédente condamnation de Lavoie, qui avait caché à une conjointe qu’il avait le VIH. Cette dernière avait contracté le virus incurable et l’accusé avait été envoyé à l’ombre pour 81 mois, en 2011.

Néanmoins, la deuxième femme, dont l’identité est frappée d’une ordonnance de non-publication, est retournée auprès de l’accusé. Une relation tumultueuse s’en est suivie. Lavoie l’a entre autres initiée à la consommation de cocaïne et de méthamphétamines. Le couple passait des journées entières à consommer, selon ce qui a été dit lorsque l'homme de 53 ans a plaidé coupable, jeudi.

«Ils ont des relations sexuelles, parfois protégées, parfois non», a dit la procureure de la Couronne, maître Martine Tessier.

L’accusé a reconnu s’être livré à des voies de fait sur elle. Il a notamment lancé un marteau dans sa direction, l’a poussée dans un bain et dans des escaliers. La victime avait également rapporté avoir été mordue au visage, près de l’oeil, ce qui avait laissé des marques.

Agression

Le couple s’est chicané pour une question d’argent le 14 avril 2017, au logement de Lavoie. La femme a bu une bouteille de vin complète. Il y a ensuite eu des caresses et tentatives de rapprochement tandis que les deux personnes étaient intoxiquées. Elle ne voulait pas avoir de relation sexuelle, car elle avait ses règles, mais Lavoie ne l’a pas écoutée et l'a agressée. Elle a composé le 911 le soir même et a porté plainte.

La victime n’a pas contracté le VIH, puisque Lavoie suit une trithérapie depuis plusieurs années et que sa charge virale est indétectable.

Elle était absente au prononcé de la sentence, jeudi. Elle est maintenant abstinente depuis deux ans et est en train de refaire sa vie, selon la procureure de la Couronne.