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La prison pour avoir poignardé un homme en plein centre-ville

Michael Nguyen | Journal de Montréal

Archives/Agence QMI

Un trafiquant de drogue qui a déjà été à la tête réseau de crack a récemment écopé de six ans d’incarcération pour avoir poignardé un homme en plein centre-ville de Montréal.

« J’espère que vous réalisez que si le couteau avait été 5 cm plus long, la victime serait morte... La situation aurait été pire pour elle, mais aussi pour vous », a lancé cette semaine le juge Dennis Galiatsatos à Kevin White, qui trouvait sa sentence « un peu dure ».

White, 45 ans, est connu des policiers pour ses nombreuses arrestations reliées aux stupéfiants. En 2002, il dirigeait un réseau de revendeurs de crack qui opérait au centre-ville de Montréal.

Il utilisait alors sa mère pour gérer les finances du groupe.

Cette fois, les événements reprochés sont survenus en décembre 2015, alors qu’il passait la soirée dans un cinéma érotique de la rue Sainte-Catherine.

Au cours de la soirée, White s’était disputé avec une connaissance, Kenneth Edosio Tokunboh. On ignore les raisons de l’altercation, mais elle s’est finalement déplacée dans la rue. Sauf qu’au lieu de se battre avec ses poings, White s’est mis à chercher une arme.

« Il est entré dans une pizzeria et s’est directement dirigé derrière le comptoir, où il a saisi un couteau de cuisine avec une lame de six pouces », peut-on lire dans le résumé des faits de la cause.

Voies de fait

Armé, White s’est mis à poursuivre sa victime pour le poignarder, quelques coins de rue plus loin. La victime ne devrait pas garder de séquelles.

Détenu depuis, White devait subir un procès pour tentative de meurtre. Il a toutefois décidé de plaider coupable de voies de faits graves.

« C’est mon premier crime violent, ça m’a permis d’apprendre que j’ai besoin d’être plus patient », a expliqué White.

À la suggestion des avocats, White a écopé de six ans d’incarcération. Mais avec la détention préventive, il lui reste neuf mois à purger. Il devra ensuite se soumettre à une probation de trois ans.

« Je suis maintenant grand-père, j’espère que je vais être capable de changer ma vie », a conclut White.