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Hausse importante des salaires au Québec

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La pénurie de main-d’œuvre a eu pour conséquence d’entraîner une hausse substantielle des salaires au Québec, a fait savoir vendredi l’Institut du Québec (IdeQ).

En analysant les données publiées par Statistique Canada, l’IdeQ note que depuis octobre 2018, la croissance des salaires s’accélère. «La rareté de main-d’œuvre se traduit enfin par une augmentation substantielle des salaires. En pourcentage sur un an, la hausse s’élève à 4,8 %», observe l’Institut dans son Indice de l’emploi.

L’IdeQ souligne que la qualité des emplois est en hausse sur un an et que la hausse des salaires observée en mai est la plus importante depuis mars 2009.

«Les hausses ne sont pas étrangères au fait que l’emploi dans les secteurs bien rémunérés est en hausse – les services professionnels, scientifiques et techniques montrent la meilleure croissance», a-t-on ajouté.

En outre, l’Institut note que la proportion de chômeurs de longue durée est également en réduction.

Taux de chômage à 5 %

Par ailleurs, selon Statistique Canada, le taux de chômage au Québec a peu varié en mai, s’établissant à 5 %, après avoir atteint un record de 4,9 % en avril. C’est en raison notamment d’une baisse de la population active.

L'emploi a légèrement diminué dans la Belle Province, essentiellement en raison de la perte d’emplois à temps partiel. Comparativement à 12 mois plus tôt, l'emploi a progressé de 1,4 %, à 15 600.

Au Canada, la diminution du nombre de personnes à la recherche de travail a permis d’avoir un taux de chômage à 5,4 % en mai, après 5,7 % en avril. «En mai, le taux de chômage a ainsi atteint son niveau le plus faible depuis 1976, année où des données comparables sont devenues disponibles», a fait savoir l’agence fédérale.

Par ailleurs, en un an, l'emploi a progressé au pays de 453 000 (+2,4 %) en raison de hausses enregistrées à la fois dans le travail à temps plein (+299 000) et le travail à temps partiel (+154 000).

Desjardins souligne dans une note économique que «depuis le début de 2017, l’emploi progresse en moyenne à un rythme de +29 800 postes par mois».

Pour l’économiste Benoit P. Durocher, «ces gains se font dans un contexte de pénuries de main-d’œuvre, ce qui pousse sans doute certaines entreprises à poursuivre leurs embauches malgré le ralentissement de la production des derniers trimestres».

Dans les provinces, l'emploi a augmenté aussi bien en Ontario, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse qu’au Nouveau-Brunswick. Il a toutefois diminué à Terre-Neuve-et-Labrador et à l'Île-du-Prince-Édouard.