/news/politics

Médecin de famille: McCann vise un taux d’inscription de 95%

Simon Clark/Agence QMI

Après la cible de 85% de Québécois inscrits auprès d’un médecin de famille sous Gaétan Barrette, la ministre de la Santé Danielle McCann renchérit et vise maintenant 95%.

La réforme prochaine du mode de rémunération des omnipraticiens, qui inclura une part liée à la prise en charge d’un groupe de patients, permettra d’aller au-delà de la cible fixée sous le gouvernement Couillard, a dit Mme McCann vendredi matin.

«En Ontario, on est à 95%, souligne-t-elle. À terme, dans notre mandat, on aimerait que ce soit 95%, en autant qu’il y ait 95% des Québécois qui veulent un médecin de famille.»

La veille, la ministre McCann expliquait sur les ondes de LCN que son gouvernement visait à ce que chaque Québécois qui le souhaite ait un médecin de famille.

Malgré les menaces de sanctions sous le règne de Gaétan Barrette à la Santé, le taux d’inscription ne dépassait par les 80% l’automne dernier.

Au Québec, un médecin prend en charge environ 900 patients en moyenne, contre 1500 en Ontario. Toutefois, les omnipraticiens du Québec doivent assurer une plus grande présence dans les hôpitaux que dans la province voisine.

En ce moment, quelque 4 000 médecins auraient moins de 1 000 patients à leur charge, selon Mme McCann. La ministre estime que 100 000 nouveaux patients pourraient être inscrits à un médecin de famille au cours de la prochaine année.

La carotte, sans le bâton

Hier, Danielle McCann a annoncé l’octroi d’une nouvelle prime pour les médecins qui atteindront 750 patients à leur charge. Ceux-ci obtiendront un boni pouvant atteindre 7500 $ par année. À 10 000 patients, la prime pourra atteindre 15 000 $ récurrent.

Mais contrairement à la loi 20 de Gaétan Barrette, jamais mise en application, la ministre McCann refuse d’envisager des sanctions.

«On aimerait ne pas se servir du bâton, on va vous le dire franchement, dit-elle. Parce que, moi, je pense que les transformations qu’on doit faire dans le réseau, il faut qu’on le fasse en collaboration avec l’ensemble des acteurs. Nous, on veut que cette façon de faire fonctionne. Alors, pour nous, à ce moment-ci, ce sont les forfaits.»