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Une victime présumée décrit le rôle d’Allison Mack dans la secte Nxivm

Agence QMI

L'actrice Allison Mack, accusée dans le scandale de la secte Nxivm, était si intransigeante qu’elle a tout fait pour affamer une adepte, la fille de l’actrice Catherine Oxenberg.

C’est ce qu’a révélé vendredi une témoin identifiée comme Nicole au procès de Keith Raniere, fondateur du groupe Nxivm, qui se déroule à New York depuis la fin avril, a rapporté le «New York Post».

Elle a indiqué qu’India Oxenberg, la fille d’une vedette de la première mouture de la série américaine «Dynastie», dans les années 1980, a passé un an sur une diète de 500 calories par jour.

«C'était parfois très difficile à regarder», a confié en sanglot Nicole, une actrice de 31 ans, soulignant que l’objectif d’Allison Mack était qu’India pèse 107 livres. Cette dernière a été décrite comme une manipulatrice notoire. Elle aurait d’ailleurs menacé d'affamer la fille si Nicole n'était pas obéissante.

Il y a un an, au terme d’une longue enquête des services policiers de l’État de New York, l’ancienne actrice de la série «Smallville», 36 ans, ainsi que Raniere, 58 ans, ont été arrêtés puis accusés de plusieurs infractions.

Le groupe se présentait comme un centre offrant des cours de développement personnel à des femmes, mais Raniere est accusé d'avoir entretenu durant plusieurs années une secte d'esclaves sexuelles. Dans ce dossier, les autres accusées, dont Mack et Clare Bronfman, héritière du géant canadien des spiritueux Seagram, ont plaidé coupables à d’autres accusations.

«C’était censé être un groupe d’autonomisation des femmes. Pourquoi est-ce qu’elle nous demandait de faire des photos de nues en groupe pour l’envoyer à un homme (Ranière)?» a-t-elle dit.

Allison Mack est soupçonnée d'avoir joué un rôle actif dans le recrutement de membres ainsi que dans leur maintien sous influence. Au procès, des témoins ont soutenu que le gourou préférait ses «esclaves» maigres, privées de sommeil et obéissantes.

Nicole a finalement quitté le groupe lorsqu’elle est tombée sur un article de blogue d’une ancienne membre dans lequel son nom figurait comme esclave sexuelle. Lors de son témoignage, elle a souvent pleuré en se remémorant plusieurs souvenirs. À l’origine, c’est Mack qui l’aurait recrutée.

Pour être acceptées au sein du groupe, les femmes devaient fournir plusieurs éléments compromettants (photos, lettres, documents) qui pouvaient être publiés si elles essayaient de partir. Elles devaient aussi subir un marquage sur la peau, souvent les initiales de Raniere, à l'aide d'un stylo à cautériser qui brûlait les chairs. Chaque séance était filmée, selon l’AFP.

Nicole s’est effondrée en parlant de cette épreuve. «J’étais résignée au fait que je devenais une marque», a-t-elle dit péniblement devant ses parents qui assistaient à son témoignage.

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