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Gosselin veut se faire entendre en commission parlementaire sur le tramway de Québec

Taïeb Moalla | Journal de Québec

Simon Clark/Agence QMI

Jean-François Gosselin, chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, veut être entendu par la commission parlementaire chargée d’examiner le projet de loi 26 sur le réseau de transport structurant, a appris Le Journal.

«Dans un souci de saine gestion des deniers publics et par respect pour l’instance démocratique qu’est l’Assemblée nationale, je considère qu’il est primordial de s’assurer que tous les intervenants qui le désirent puissent être entendus lors de cette commission parlementaire», a écrit le chef de Québec 21, lundi, à la Secrétaire de la commission parlementaire des transports et de l’environnement.

En entrevue avec Le Journal, M. Gosselin a dit «(sentir) que les élus veulent aller très rapidement. Or, la précipitation en politique est la pire conseillère.» Selon lui, il faut prendre le temps d’analyser le mégaprojet, sous tous ses aspects, avant d’aller plus loin.

Comme le rapportait Le Journal dans son édition de samedi, seuls la Ville de Québec, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) et Bombardier seront reçus en commission parlementaire, mardi matin.

Le projet de loi 26 doit notamment permettra à la Ville de Québec de mettre les futures expropriations, en lien avec le réseau structurant, à l’abri des contestations judiciaires.

«Antidémocratique et inacceptable»

D’autre part, Pierre Masson - un citoyen qui s’oppose au tracé du tramway qui passerait en arrière des résidences du boulevard Pie-XII, à Sainte-Foy – a indiqué au Journal avoir demandé à être entendu lors de la même commission parlementaire. Or, ce citoyen assure ne pas avoir reçu de réponse de l’Assemblée nationale. «C’est totalement antidémocratique et inacceptable», a-t-il regretté.

Appelée à réagir, Julie Champagne, porte-parole de l’Assemblée nationale, a rappelé que «l’audition en consultation particulière est limitée aux personnes et aux organismes sélectionnés par les députés membres d’une commission en fonction de leur connaissance de la question à l’étude».

Au moment d’écrire ces lignes, lundi en milieu d’après-midi, le cabinet du ministre des Transports, François Bonnardel, n’avait toujours pas rappelé Le Journal.