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Il est toujours possible de modifier les notes

Daphnée Dion-Viens | Journal de Montréal

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Malgré une récente directive de Québec, il existe encore dans les règles de nombreuses «failles» qui permettent de manipuler les notes des élèves, dénonce la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui presse le ministre de l’Éducation d’aller plus loin.

Dans un document obtenu par Le Journal de Montréal, la Fédération recense plusieurs «voies de contournement» qui permettent aux commissions scolaires ou aux directions d’intervenir dans l’évaluation des élèves ou de créer une «illusion de réussite», affirme sa vice-présidente, Nathalie Morel.

En avril, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé qu’il mettait fin au «gonflement de notes» par son ministère, qui n’accordera plus automatiquement la note de passage de 60 % aux élèves qui ont obtenu 58 % ou 59 % lors des examens ministériels de fin d’année.

Pas d’assurance

Or, cette mesure ne permet de régler qu’«une infime petite partie» du problème, selon Mme Morel. Rien n’assure que les commissions scolaires qui procèdent au même «gonflement» de notes suivront l’exemple de Québec, souligne la FAE.

Par ailleurs, il existe toujours des notes plancher pour des élèves en échec dans plusieurs écoles, c’est-à-dire qu’il est impossible d’inscrire un résultat inférieur à 40% ou 45% au bulletin, selon les paramètres établis dans le logiciel de gestion des résultats scolaires.

Il est fréquent aussi que des élèves qui n’obtiennent pas la note de passage dans un cours soient promus au niveau suivant, indique Mme Morel.