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Legault contredit par un consultant en investissements étrangers

Sylvain Larocque

 - Journal de Montreal

Photo tirée de Twitter

Alors que le premier ministre François Legault promettait hier de «faire exploser» les investissements privés au Québec, un consultant torontois de haut vol affirmait plutôt que le projet de loi sur la laïcité envoie le mauvais message aux entreprises étrangères.

La volonté du gouvernement caquiste d’interdire à certains employés de l’État de porter des signes religieux «est potentiellement un problème», a lancé à la Conférence de Montréal un associé de la firme Newmark Knight Frank, Gregg Wassmansdorf, qui travaille avec des dirigeants d’entreprises à la recherche de lieux pour leurs projets d’expansion.

«Quand le message sort que peut-être, par le biais d’un projet de loi, cette fenêtre d’ouverture commence à se fermer, c’est une préoccupation pour moi comme consultant qui aide les entreprises à prendre des décisions.»

Le projet de loi, qui doit être adopté sous peu par l’Assemblée nationale, pourrait selon lui avoir un impact sur «le nombre de nouveaux talents qui seront accueillis» au Québec.

«Je pense que c’est un pas dans la mauvaise direction pour le Québec socialement et économiquement, en plus d’être incohérent avec ses objectifs pour attirer des investissements et des immigrants», a-t-il renchéri au Journal.

«Stabilité en politique»

Deux heures plus tard, dans une salle voisine de celle où s’était exprimé M. Wassmansdorf, M. Legault réitérait ses ambitions économiques.

«Notre gouvernement veut faire exploser les investissements des entreprises et créer plus d’emplois bien payés au Québec», a-t-il affirmé.

Interrogé plus tard par Le Journal sur les propos du consultant, il a assuré que la loi sur la laïcité n’allait pas faire fuir les entreprises.

«Non, parce qu’on a une stabilité en politique», a-t-il dit.

Immigrants invisibles

La question a également fait jaser lors d’une table ronde consacrée aux défis de l’intégration économique des Néo-Québécois. Plusieurs participants ont dénoncé l’absence d’immigrants et de membres de communautés culturelles parmi les conférenciers.

Le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, devait ouvrir la discussion, mais il s’est désisté au dernier moment.

Avec la collaboration de Philippe Orfali

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