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«Un référendum n'est pas une volonté démocratique, c'est une stratégie dilatoire» - Gabriel Nadeau-Dubois

Véronique Morin | Agence QMI

Gabriel Nadeau Dubois

Simon Clark/Agence QMI

Le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, estime que ceux qui demandent un référendum sur la réforme du mode de scrutin veulent retarder le processus.

À ceux qui veulent faire un référendum sur la réforme du scrutin, le solidaire leur a répondu que ce n’est pas par une «vertu démocratique».

Selon ce dernier, «c’est parce qu’ils ne veulent pas voir la réforme se produire, et créer des délais», a-t-il affirmé au micro de Là-haut sur la colline à QUB radio.

Des députés de la CAQ se sont récemment prononcés en faveur d'un référendum sur le mode de scrutin. Ils mettent de la pression sur le premier ministre, estime le co-porte-parole de Québec solidaire.

«La promesse qui a été faite aux Québécois(e)s, c’est de changer le mode de scrutin. Dans le présent mandat, il faut le faire. On est en début de mandat. Il faut le faire», a martelé Gabriel Nadeau-Dubois.

«Alors pourquoi êtes-vous contre un référendum», a demandé l’animateur Antoine Robitaille?

«Parce que ce n’est pas une volonté démocratique de proposer un référendum, c’est une stratégie dilatoire», a soutenu Gabriel Nadeau-Dubois.

Embouteillage législatif

Par ailleurs, le leader parlementaire a profité de son passage à QUB radio pour accuser la CAQ d'incompétence et de faire preuve d'improvisation en cette fin de session parlementaire alors que plusieurs projets de loi sont étudiés.

«Honnêtement, c’est un gouvernement qui, sur le plan des travaux parlementaires, a fait preuve de beaucoup d’incompétence et de manque de planification», a-t-il réitéré.

Il estime qu'il est impossible de prédire la date de la fin des travaux parlementaires en raison de l'improvisation et du manque de planification du gouvernement Legault.

«Objectivement, c’était une erreur et une mauvaise planification des travaux parlementaires que de donner au même ministre [Simon Jolin-Barrette], jeune prodige soit-il, de mener ces deux projets de loi de front en plus d’être leader parlementaire. Si on arrive à un bâillon, ce sera en grande partie en raison de cette erreur de planification de la part du gouvernement», a ajouté le député de Gouin