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Vent de changement pour l’industrie éolienne québécoise

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

Capture d'écran TVA Nouvelles

L'industrie éolienne québécoise est dans une époque charnière de son histoire, 21 ans après l'érection des premières éoliennes dans le ciel de l'Est-du-Québec.

Depuis, une quarantaine de parcs d’éoliennes ont vu le jour ici, mais aussi dans d'autres régions de la province. L'éolien représente aujourd'hui 10 % de la puissance électrique d'Hydro-Québec.

Avec la fin des appels d'offres par le gouvernement québécois en 2015, les entreprises du secteur n'ont toutefois pas eu le choix de trouver de nouveaux marchés pour leurs produits. Elles se sont donc tournées avec succès vers l'exportation, notamment du côté des États-Unis et de l'Europe.

Il y a aussi un autre défi puisque l'industrie doit maintenant composer avec un gouvernement caquiste qui voit l'éolien différemment du Parti québécois et du Parti libéral. Le premier ministre Legault n'est pas contre l'éolien, mais dit plutôt chercher des opportunités d'affaires. C’est un message entendu par l'industrie.

«J'ai le sentiment que le défi c'est toujours de s'assurer qu'on communique bien la valeur ajoutée de cette filière-là et qu'on la voit en complémentarité, a affirmé Frédéric Côté, le directeur général de Nergica, un centre de recherche appliquée qui se consacre à l'énergie éolienne. L'avenir c'est vraiment un bouquet énergétique dans lequel chacune des énergies a des attributs qui lui sont propres.»

L'industrie éolienne devra aussi s'adapter d'ici les prochaines années avec la fin des contrats d'approvisionnement signés avec Hydro-Québec. Les premiers contrats ont été conclus en 2006 pour des durées de 20 ans.

Il faudra renouveler ces ententes et aussi entamer la mise à niveau des parcs éoliens qui commencent à prendre de l'âge. Parallèlement, les grands acteurs de l'éolien ont de plus en plus la volonté de se diversifier. L'énergie solaire en attire plusieurs.

L'éolien fait travailler 5000 personnes dans la province, dont près de 1200 uniquement dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.