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Grand défi Pierre Lavoie: Une croisade longue de deux décennies

Jérémy Bernier | Agence QMI

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JOEL LEMAY/AGENCE QMI

De l’eau a coulé sous les ponts depuis le tout premier défi qu’avait lancé Pierre Lavoie en 1999, au Saguenay—Lac-Saint-Jean, pour sensibiliser la population à l’acidose lactique. Vingt ans plus tard, le principal intéressé ne pourrait être plus fier de son œuvre.

Bien que le projet ait débuté dans la petite municipalité de L’Anse-Saint-Jean à l’époque, il compte aujourd’hui des milliers d’ambassadeurs à travers toute la province du Québec. Et si, au fil des années, l’objectif s’est légèrement modifié pour se concentrer sur la sensibilisation des saines habitudes de vie, la façon d’en faire la promotion est demeurée la même : avaler des kilomètres et des kilomètres à vélo.

«Ce qui est assez incroyable, c’est de voir la durabilité de ce projet-là à long terme, ça fait maintenant vingt ans! Tout organisateur qui défend une cause se demande combien de temps ça va durer. Personnellement, je suis convaincu que ça va me succéder », explique Pierre Lavoie.

Accomplissements

Après réflexion, le conférencier a avoué que la plus grande récompense dans sa vie a été de découvrir le gène responsable de la maladie héréditaire rare qui a emporté ses deux enfants. Les recherches avaient été effectuées grâce à l’argent amassé lors de ses tout premiers défis en 1999 et 2002.

L’athlète rappelle qu’il est excessivement fier d’avoir créé un mouvement qui connaît une telle ampleur à l’échelle provinciale.

«De voir tous les gens qui incarnent ce mouvement-là, ça me fait chaud au cœur. Je pourrais disparaître demain matin et ça continuerait quand même. C’était l’objectif au départ, je voulais que ça soit tellement ancré dans les valeurs des gens que ça devienne une norme sociale.»

Du chemin à faire

Selon M. Lavoie, au Québec, la formule «il vaut mieux prévenir que guérir» devrait être mieux appliquée. Il déplore que l’argent investi en prévention ne soit qu’une infime partie du budget provincial en santé.

«Il faudrait miser plutôt sur l’éducation pour corriger les problèmes sociétaux, comme dans les pays scandinaves, par exemple.»

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