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Isabelle Charest accuse le PQ de faire «de la politique sur le dos des athlètes»

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

Simon Clark/Agence QMI

Accusant le Parti québécois de faire «de la politique sur le dos des athlètes», le gouvernement caquiste a rejeté une motion proposant la création d’équipes sportives nationales québécoises dument accréditées à l’international.

La proposition présentée par le PQ faisait suite aux propos tenus en début de semaine par l’homme d’affaires Jacques Tanguay, qui au micro de QUB radio, a dit croire en la capacité du Québec à se doter de telles équipes. 

Rappelant que sa formation politique «réfléchit» depuis «longtemps» à cela, le chef parlementaire péquiste Pascal Bérubé s’est dit «heureux» de pouvoir compter sur l’appui de M. Tanguay. 

«Il y a plusieurs nations, qui ne sont pas des pays, qui peuvent participer à des compétitions internationales», a rappelé M. Bérubé, en citant l’Écosse et Porto Rico à titre d’exemple. 

À l’heure actuelle, le Québec est déjà représenté lors de compétitions organisées par la World Ball Hockey Federation (WBHF) et la Fédération internationale d'Intercrosse. 

La motion initiée par le PQ proposait au gouvernement de prendre «les moyens nécessaires» afin que le Québec soit accrédité auprès de davantage de fédérations sportives internationales. 

Le gouvernement caquiste a toutefois refusé d’y consentir. «"Nationaliste ", se dit la CAQ», a réagi sur Twiter la députée péquiste de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, qui a présenté le texte de la motion en chambre. 

Sport et politique

Interrogée un peu plus tôt à ce sujet, la ministre responsable du Sport et des Loisirs, Isabelle Charest, a reproché au Parti québécois d’essayer de faire «de la politique sur le dos des athlètes». 

«Ma mission comme ministre responsable des Sports et des Loisirs, c’est de faire en sorte que les athlètes québécois soient propulsés [...] à un autre niveau», a dit l’ex-patineuse de vitesse sur piste courte. 

Mme Charest est plutôt d'avis que les athlètes ne veulent pas faire de politique. «Comme si le Canada ne faisait pas de politique avec le sport», a rétorqué M. Bérubé. 

«Parfois, il y en a un "statement politique " avec les équipes canadiennes», a-t-il mentionné lors d'une mêlée de presse, en soulignant que l’Ô Canada se fait souvent entendre même lorsque deux équipes locales s’affrontent. 

«Moi, (lorsque joue) l’hymne national canadienne, je ne me lève pas», a laissé tomber le chef péquiste par intérim.