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Lac-Mégantic: une étude sérieuse selon le fédéral

Jean-François Racine | Journal de Montréal

JEAN-FRANÇOIS RACINE/JOURNAL DE MONTRÉAL

Même si l’actuel projet de voie de contournement à Lac-Mégantic ne comporte pas de gare de triage au bas de la pente, Transports Canada a assuré mercredi que l’étude de faisabilité lancée par le ministre Garneau mardi n’était pas un coup de bluff.

«Il y a eu, depuis l’automne, énormément de demandes de la part de la population et des maires à ce sujet. Le contrat a été émis et ce n’est pas du bluff», a affirmé Luc-Alexandre Chayer, de Transports Canada.

Après avoir fait salle comble la veille, à peine une cinquantaine de citoyens ont assisté à la dernière journée d’audience du BAPE.

Dès le départ, le président de la commission a reconnu que l’emplacement de cette gare de triage était désormais un enjeu important.

«Ce que nous comprenons comme commission, c’est que la présence éventuelle de la gare de triage au parc industriel de Lac-Mégantic pourrait amener effectivement certains changements au projet actuel», a mentionné Joseph Zayed.

Sentiment de sécurité important

Selon la mairesse de Lac-Mégantic, le sentiment de sécurité est extrêmement important dans une municipalité décimée.

«Dès le départ, la Ville de Lac-Mégantic a toujours dit que c’était important d’avoir du triage sur un plateau et non dans les pentes. Dès le début des discussions avec Transports Canada, il n’y avait pas d’ouverture de ce côté», a mentionné Julie Morin.

Cette modification ne devrait pas avoir d’impact sur l’échéancier et les coûts. Le nouveau tracé ferroviaire retenu amène toutefois un lot important de critiques, notamment pour plusieurs particuliers, comme des propriétaires de résidences, de lac et de cabane à sucre.

Des réactions

«Ce qui va nous réjouir vraiment, c’est quand on va confirmer que la gare de triage sera dans le parc industriel.»

— Julie Morin, mairesse de Lac-Mégantic

«Le tracé qu’on nous propose n’élimine pas le danger principal. C’est un peu manquer de cœur.»

— Isabelle Boulanger, mère de Frédéric Boutin, mort à 19 ans le 6 juillet 2013

«Il s’est versé assez de larmes pour qu’on considère le milieu humide. Les anglophones qui contrôlaient l’économie nous appelaient frogs. Ça vaut bien un ouaouaron, ça aussi!»

— Paul Dostie

«Ce tracé n’est pas nécessairement une décision politique, mais c’était bien une décision technique.»

— Luc-Alexandre Chayer, Transports Canada

«Des gens qui n’ont rien demandé vont être touchés par le tracé. Et il y aura des dommages. Est-ce que ça va prendre des poursuites judiciaires?»

— Jean-Claude Boutin

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