/news/politics

Les jeunes libéraux veulent moins de candidats choisis par le chef

François Cormier | TVA Nouvelles

À l'aube de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), les membres de l'aile jeunesse y vont d'une proposition qui risque de faire réagir dans leurs rangs: donner davantage de pouvoir aux militants au moment de choisir les candidats à l'élection.

Le président de la Commission-Jeunesse se défend de réduire le champ d'action du chef.

«Dans le contexte de course, les militants veulent savoir à quoi ça sert d'être membre d'un parti politique. L'une des raisons, c'est d'avoir le pouvoir de choisir les candidats», lance Stéphane Stril.

À l'heure actuelle, la constitution du PLQ prévoit que «pour des motifs importants ou en cas d’urgence, le chef du parti peut lui-même désigner le candidat». Dans les faits, le leader de la formation politique est souvent appelé à trancher.

La Commission-Jeunesse précise qu'elle pourrait laisser un certain nombre de candidatures sélectionnées par leur dirigeant.

«S'il y a une réforme du mode de scrutin, peut-être que les candidats de listes pourraient être choisis par le chef alors que les candidats de circonscription seraient choisis par les militants», suggère Stéphane Stril.

Des députés sortants au ballotage?

Les jeunes libéraux vont plus loin en proposant de mettre au ballotage les députés sortants qui n'auraient pas atteint certains objectifs.

Ainsi, un élu pourrait faire face à une investiture s'il ne répond pas à certains critères.

«Ils pourraient se voir fixer des attentes pour le recrutement de militants, le financement, le porte-à-porte, les appels téléphoniques», illustre Stéphane Stril.

Les libéraux choisiront leur prochain chef au printemps 2020. Le tiers de voix est réservé aux membres de l'aile jeunesse.