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Les règles de financement des partis adéquates selon les libéraux

Agence QMI

The Canadian flag is seen half mast on the Peace Tower

Andre Forget/QMI Agency

Les règles en matière de financement des partis politiques sont assez strictes, rétorquent les libéraux, et nul besoin de revoir à la baisse le plafond de 3200$ en dons que peuvent faire les Canadiens chaque année à une formation politique.

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Un site web récemment lancé par le Bloc québécois et dont le «Journal de Québec» fait état, mercredi matin, compile les contributions de centaines de grands patrons, lobbyistes et groupes d’intérêt qui ont contribué à la caisse du Parti libéral du Canada.

Au total, ces derniers ont versé plus de 1,5 million $ de 2015 à 2019. Du lot, on retrouve des lobbyistes pour des géants du web comme Microsoft et Netflix ainsi que les patrons d’importantes firmes comme Irving.

«Au Canada, nous avons des lois sur le financement de partis politiques qui sont justes et équitables. [...] On sait que les entreprises privées ne peuvent pas rembourser leurs employés s’ils font un don. C’est clair dans la loi», a répliqué la ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould.

Les entreprises ne peuvent pas effectuer de dons aux partis fédéraux depuis 2004. Le Bloc estime toutefois que celles-ci peuvent indirectement le faire en raison du seuil permis de contributions individuelles qu’il juge trop élevé.

Ce plafond annuel est fixé à 3200 $. Le parti demande à ce que celui-ci soit abaissé à 500 $. Au Québec, la limite est de 100 $.

«Le montant [limite] est approprié», a répondu la ministre Gould mercredi.

«Je pense que le Bloc québécois a beaucoup de temps de libre pour travailler sur leurs théories du complot, a pour sa part lancé son collègue Pablo Rodriguez, au Patrimoine.

Nous, on prend nos décisions dans l’intérêt des Canadiens, jamais dans l’intérêt des lobbyistes.»

Le ministre de l’Infrastructure, François-Philippe Champagne, a quant à lui vanté «la transparence et l’ouverture» du financement politique au Canada.

Un registre des donateurs est effectivement accessible en ligne. Le Bloc québécois estime toutefois qu’il est difficile de s’y retrouver et soutient avoir dû y fureter pendant six mois afin d'extraire les données qui lui ont servi pour lancer son site web, www.financementliberal.com.