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Signes religieux: le gouvernement exclut la bague de mariage

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

Après une valse-hésitation, le gouvernement Legault exclut la bague de mariage des symboles visés par le projet de laïcité.

«Les alliances ne sont pas visées par le projet de loi 21», a soutenu mercredi le ministre Simon Jolin-Barrette. Il n'a pas été possible de savoir s'il s'agit ou non d'une signe religieux aux yeux du ministre de la Diversité et l'Inclusion. 

 

Plus tôt en journée, son chef François Legault n’avait pas été ne mesure de dire si un jonc porté par des époux est un symbole religieux.

Le premier ministre a convenu que la définition formulée par son gouvernement dans le projet de loi interdisant les signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité est «perfectible».

Le ministre de la Diversité et l’Inclusion estime pourtant que sa définition est claire. «La personne qui porte un objet qui pour elle constitue un signe religieux, ça constitue un signe religieux. Et la personne qui porte un objet qui, aux yeux d’une personne raisonnable, représente un signe religieux, ça constitue un signe religieux. Par exemple un crucifix, une kippa, un kirpan, un hijab, une burqa, a-t-il dit. Tout le monde sait qu’une croix, c’est un signe religieux!»

L’embarras du premier ministre au sujet de la religiosité de la bague de mariage démontre que des améliorations au projet de loi sont souhaitables, selon la députée libérale Hélène David.

«Si le premier ministre se pose la question, imaginez les centaines de milliers de personnes qui se posent la question et qui vont se dire ‘je ne peux plus aller travailler avec mon alliance de mariage’!», a-t-elle réagi.

Un «quizz» pour Jolin-Barrette

Le député solidaire Sol Zanetti s’est présenté mercredi devant les journalistes avec un document rempli de symboles à l’attention du ministre.

«C’est un quizz que M. Jolin-Barrette ne veut pas faire, mais qu’il veut que tous les administratrices et administrateurs fassent dans l’application du projet de loi 21», a-t-il déploré.