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Le coup d'envoi du Grand défi Pierre Lavoie est donné

Jérémy Bernier | Agence QMI

Au-devant des 215 équipes rassemblées derrière lui pour le début du Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL), l’initiateur du projet a guidé les participants vers les 278 premiers kilomètres du parcours, jeudi après-midi. En partant de La Baie, à Saguenay, ils devaient s’arrêter à Saint-Ferréol-les-Neiges, en passant par L’Anse-Saint-Jean et La Malbaie.

La température était au rendez-vous, avec 25 degrés Celsius au thermomètre et un ciel clairsemé. Cependant, la pluie se mettra vraisemblablement de la partie et elle risque de suivre les cyclistes jusqu’à la fin de l’événement.

 

«Il y a une année où 800 des 1000 km du Grand Défi avaient été parcourus sous la pluie, je suis encore mouillé de cette course, a plaisanté Pierre Lavoie avant le départ. J’avais dit aux cyclistes à ce moment-là que si on passait à travers ça, on serait beaucoup plus fier à l’arrivée. Et ç’a été le cas!»

D’ailleurs, pour se préparer à cette éventualité, l’athlète est allé pédaler sous la pluie la semaine passée. Pour lui, il faut faire face à n’importe quelle épreuve de la vie, car cela ne peut que rendre plus fort.

«Des fois, les gens disent: "Pierre a l’air inébranlable". C’est tout simplement parce que mon parcours de vie a été parsemé de défis à surmonter. Si c’est dur aujourd’hui pour les coureurs en raison de la pluie, ils en sortiront grandis», a indiqué le créateur du GDPL.

 

Passer le message à la prochaine génération

M. Lavoie est convaincu que l’acquisition de bonnes habitudes de vie passe par l’éducation, puisque ce sont les enfants d’aujourd’hui qui feront les adultes de demain. Il prend comme exemple le mouvement ayant poussé les jeunes à sortir dans les rues partout dans le monde, il y a plusieurs semaines, pour sensibiliser la population à la protection de l’environnement.

 

«On voit que les mouvements sociaux peuvent grandir par l’éducation. Quand ces personnes seront en position de contrôle, ils auront beaucoup plus de pouvoir pour faire changer les choses. C’est normal, ça prend toujours deux générations pour transformer les mentalités.»

Le conférencier voit tout de même l’avenir d’un bon œil concernant la promotion des saines habitudes de vie. Selon lui, le Québec pourrait bientôt devenir la première société moderne à atteindre les normes de l’Organisation mondiale de la santé en matière d’activité physique pour la santé auprès des jeunes.