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Nouveaux déboires pour RENIR, la sécurité des ambulanciers en jeu

Patricia Hélie | TVA Nouvelles

Le système de communication RENIR, utilisé par tous les services ambulanciers de la Mauricie, est encore une fois montré du doigt.

Les ambulanciers ont souvent dénoncé les problèmes de communications qui allongeaient les délais.

Cette fois, c'est la sécurité des premiers répondants qui aurait pu être compromise alors que le système était inutilisable lors d'une intervention où il y avait présence d'une arme à feu.

Mardi après-midi, une camionnette a fait une embardée dans le secteur Pointe-du-Lac à Trois-Rivières.

Des témoins ont appelé les secours et les ambulanciers sont arrivés les premiers.

Après s'être approchés du véhicule, ils ont remarqué la présence d'une arme à feu. Ils se sont retirés et ont prévenu les policiers qui arrivaient sur place.

Cette fois-ci, tout se termine bien, mais si les policiers n'étaient pas arrivés à cet instant, les ambulanciers n'auraient jamais pu les prévenir ou appeler du renfort puisque le système RENIR ne fonctionnait pas.

Ils se trouvaient dans une situation de vulnérabilité qui aurait pu avoir de graves conséquences.

La Coopérative ambulancière de la Mauricie (CAM) confirme l'incident.

«Un signalement a été fait, il a été documenté et transmis au Centre de services partagé du Québec (CSPQ)», explique Jean-Robert Rupp-Nantel, directeur des opérations à la CAM.

L'homme au volant de la camionnette a été arrêté et accusé. Brian Que, 42 ans, fait face à des accusations de possession d'une arme à autorisation restreinte, de possession de cocaïne dans le but d'en faire le trafic et de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue.

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