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Une majorité d'acheteurs peu portée à prendre des risques

Guillaume Picard | Agence QMI 

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Trois acheteurs de maisons sur quatre ne sont pas prêts à prendre des risques inutiles lorsqu’ils se portent acquéreurs d’une résidence dans les trois principaux marchés immobiliers du pays, soit Vancouver, Toronto et Montréal.

C’est ce que révèle le rapport «Le marché sous la loupe» dévoilé jeudi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Si l’on ventile les chiffres, 77 % des acheteurs à Montréal ne sont pas portés à prendre des risques quand ils achètent une maison. À Toronto et à Vancouver, la même donnée est respectivement de 72 % et de 76 %.

Environ 88 % des acheteurs âgés de moins de 35 ans ont «un certain appétit pour le risque financier», a-t-on mentionné, par communiqué. Même chose pour les acheteurs ayant un revenu élevé.

En revanche, les gens gagnant moins de 60 000 $ par année ne souhaitent pas prendre des risques inconsidérés ni 11 % des plus riches disposant de revenus de plus de 200 000 $.

Même s’ils évitent les situations qui pourraient faire en sorte qu’ils perdent leur chemise, 88 % des acheteurs de logements au Canada croient que l’immobilier demeure le meilleur investissement à long terme.

Plus cher que prévu

À Montréal, la proportion d’acheteurs ayant payé plus cher que prévu pour leur résidence est passée de 24 % en 2017 à 28 % en 2018.

«En outre, le pourcentage d'acheteurs qui croient que les investisseurs étrangers ont beaucoup d'influence sur le prix des logements à Montréal est passé de 42 % à 52 %», a indiqué la SCHL.

«Les facteurs fondamentaux économiques ne peuvent expliquer à eux seuls la hausse des prix des logements», a indiqué Marguerite Simo, spécialiste principale, Recherche sur le logement à la SCHL.

«Des facteurs subjectifs, comme l'attrait d'une ville et la perception d'une augmentation des prix, ont aussi une influence», a-t-elle ajouté.

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