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Découvrez le mythique chat-renard

TVA Nouvelles

Sa bouille de gros chat domestique un peu «grumpy» attire tout de suite le regard. Le félin était considéré comme un animal mythique jusqu’à ce que des agents de la faune le capturent en Corse. Découvrez le «ghjattu-volpe» ou chat-renard.

«Cet animal appartient à la mythologie de nos bergers. Ils racontaient que ces chats forestiers s'attaquaient aux mamelles de leurs brebis et chèvres. C'est à partir de ces récits, transmis de génération en génération, qu'on a commencé nos recherches», a expliqué à l’Agence France-Presse Carlu-Antone Cecchini de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Pierre Benedetti, chef technicien de l'environnement de l'ONCFS, a commencé à s’intéresser au chat-renard en 2008 quand un spécimen a été capturé dans un poulailler. Il y a consacré dix ans de sa vie et de recherches. «C'est leur longueur et leur queue qui leur a valu le nom de chat-renard d'un bout à l'autre de l'île», ajoute Pierre Benedetti.

Son équipe et lui ont réussi à identifier 16 chats-renards et à en capturer 12, dont une femelle dans les sous-bois de Haute-Corse accessibles après 45 minutes de marche dans le paysage rocailleux et forestier de la vallée d'Asco, où l'on croise des vaches et de rares randonneurs, selon L’Express.

Canines «très développées»

Les beaux félins ont été mis sous sédation, examinés puis micropucés. «Une fois endormi, le félin au poil soyeux, à l'aspect très proche du classique chat domestique pour les non-initiés. «Le chat-renard fait 90 cm de la tête au bout de la queue, les pavillons des oreilles sont très larges, il a de courtes moustaches et des canines «très développées».

Le chat-renard a les «tarses des pattes postérieures toujours très noirs, une couleur rousse-rouille sur le ventre, une densité de poil très importante qui le préserve des puces, poux ou tiques, une queue avec entre 2 et 4 anneaux et toujours un manchon terminal bien noir ainsi que des zébrures sur les pattes antérieures très caractéristiques», poursuit l’AFP.

L’objectif des agents de la faune est que le chat-renard soit reconnu et protègé d’ici deux à quatre ans. «Au début, on nous prenait pour des fous, mais aujourd'hui quand on montre ce qu'on a comme données, les gens restent bouche bée (...) C'était un mythe et aujourd'hui c'est une réalité», soutient Carlu-Antone Cecchini.