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Le feu dans un «dépotoir» de plastique finalement éteint à Saint-Jérôme

Stéphane Sinclair | Journal de Montréal

COLLABORATION SPÉCIALE/STÉPHANE SINCLAIR/JOURNAL DE MONTRÉAL

L’incendie qui sévissait depuis plusieurs mois dans un dépotoir de résidus de plastique à proximité d’un quartier résidentiel des Laurentides semble finalement avoir été maîtrisé.

«On a utilisé un bulldozer et on a poussé une bonne partie du plastique dans le lac qui se trouvait à côté», explique Jean-Pierre Cliche, le propriétaire du terrain situé à Saint-Jérôme.

L’opération a été menée à ses frais sous la supervision de la Ville et d’employés du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Aucun risque pour le lac

Plusieurs résidents du secteur de Bellefeuille se plaignaient de l’odeur nauséabonde de plastique brûlé qui flottait dans l’air depuis de nombreux mois.

Martine Labelle, une nouvelle résidente de la rue Alfred-Pellan s’était plainte au Journal parce qu’elle s’inquiétait pour ses deux enfants qui respiraient l’air vicié.

Le plastique brûlait de façon sporadique durant les derniers mois laissant s’échapper de la fumée et une odeur nauséabonde.

Sa rue jouxte le site où des incendies se déclaraient sporadiquement et pour une raison inconnue, dans une montagne de déchets composée de petites roches mélangées à des bouts de plastique colorés.

«C’est vraiment génial de savoir que c’est enfin réglé. Je suis vraiment contente. C’est rassurant pour nous tous et pour les enfants», a-t-elle dit vendredi.

M. Cliche précise qu’il n’y a aucun risque pour le lac artificiel où ont été disposés les rebuts en feu.

Il explique qu’il ne s’agit pas d’un lac naturel, mais d’une accumulation d’eau en raison de la profondeur du terrain qui se trouve dans un parc industriel.

Cuivre récupéré

Le site a appartenu à Liberty Smelting Work, une compagnie qui ramassait des fils de cuivre dans les années 1960 pour y récupérer le précieux métal.

Sa méthode consistait à retirer la gaine de plastique recouvrant le cuivre, pour la jeter dans sa cour, là où se trouve aujourd’hui le «dépotoir».

Le lot a été laissé à l’abandon jusqu’à ce qu’un entrepreneur le rachète au début des années 2000 pour récupérer le plastique et revendre le terrain.

Le propriétaire du site était conscient du problème et cherchait une solution définitive. Il était intervenu en février et en mai pour éteindre le feu.

Il croyait avoir réussi en pompant l’eau du lac artificiel afin d’arroser le monticule. Cependant, l’incendie n’a jamais été vraiment maîtrisé.

«La chaleur a créé un dôme au-dessus du brasier. Quand on arrosait, l’eau s’écoulait autour du feu et non sur le plastique en feu», a expliqué Michel Therrien, directeur des communications de la Ville de Saint-Jérôme.

Jean-Pierre Cliche compte recycler le plastique dans les prochains mois et remettre le terrain en état.

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