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Une famille débranche la mauvaise personne

TVA Nouvelles d'après CNN

Des sœurs qui croyaient avoir retiré l’assistance à la vie à leur frère, quelques semaines plus tôt, ont eu le choc de le voir débarquer à l’improviste, en chair et en os, chez un membre de leur famille.

Le 13 mai dernier, Brenda Bennett-Johnson et sa sœur Rosie Brooks se sont rendues à l’unité des soins intensifs d’un hôpital de Chicago après que les autorités eurent identifié un homme dans un état grave comme étant leur frère, Alfonso Bennett.

L’homme avait été retrouvé nu et grièvement blessé en pleine rue après avoir été victime d’une vicieuse attaque.

Mais quelque chose clochait. «Je ne pouvais pas dire que cette personne était mon frère», a raconté Rosie Brooks à la station WBBM.

«Ils [les policiers] n’arrêtaient pas de dire que cette personne était notre frère», a confié Bennett-Johnson.

Les deux sœurs n’étaient plus en contact avec leur frère depuis plusieurs années et ce dernier possédait des antécédents judiciaires. En raison du visage tuméfié de l’homme et de tous les équipements médicaux, il leur était impossible d’affirmer avec certitude que cet homme était bel et bien Alfonso Bennett ou non.

Devant l’insistance des autorités, les sœurs ont accepté de signer des papiers pour retirer à celui qu’elle croyait être leur frère l’assistance à la vie. Elles ont ensuite amorcé les procédures pour organiser les funérailles, mais au même moment, un miracle s’est produit.

Un membre de la famille a téléphoné aux sœurs pour les informer qu’Alfonso Bennett venait d’entrer chez lui.

«J’ai presque fait une crise de cœur!», de lancer Mme Bennett-Jonson.

Elles ont donc signé l’arrêt de mort d’un pur inconnu.

La police critiquée

«De dire que nous avons des questions est un euphémisme», a fait savoir un porte-parole de la police de Chicago, qui enquête actuellement sur l’histoire.

Mme Bennett-Johnson raconte qu’une infirmière lui a indiqué que les policiers avaient identifié l’homme à l’aide de photos d’identité judiciaire, sans comparer les empreintes digitales, en raison de «coupes budgétaires».

Des sources policières ont confirmé que l’identification par empreintes digitales n’était utilisée que lorsqu’un crime était commis ou qu’un individu était transporté à la morgue.

L’homme décédé a finalement été identifié à l’aide de ses empreintes digitales et les autorités sont à la recherche de sa famille.