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Des chercheurs évoquent un lien entre malbouffe et démence

Agence QMI

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Une étude d’une université australienne indique que la consommation de restauration rapide pourrait causer la démence.

En compilant les résultats de 200 études, dont une qui a suivi la santé du cerveau et le vieillissement de 7000 personnes, le professeur Nicolas Cherbuin de l'Université nationale australienne et son équipe établissent un lien entre les mauvaises habitudes alimentaires et le déclin des fonctions cérébrales, pouvant se traduire par la démence ou le rétrécissement du cerveau.

Selon l’étude, une personne moyenne mange actuellement 650 calories supplémentaires par jour comparativement aux années 1970. C’est l'équivalent d'un hamburger, d'une boisson sans alcool et de frites.

En outre, environ 30 % de la population adulte mondiale serait en surpoids ou obèse, et plus de 10 % de tous les adultes souffriront de diabète de type 2 d'ici 2030, a rapporté le «Daily Mail».

«Les gens altèrent leur cerveau avec un très mauvais régime de restauration rapide et peu ou pas d'exercice», a confié le professeur Cherbuin.

Ce dernier est d’avis que la meilleure façon de prévenir ces problèmes cérébraux est de bien manger et de rester actif dès le plus jeune âge.

«En tant que société, nous devons cesser de demander: "voulez-vous des frites avec ça?» a-t-il ajouté, précisant qu’«apporter un changement positif sera un grand défi. Les particuliers, les parents, les professionnels de la santé et les gouvernements ont tous un rôle important à jouer.»

Il a rappelé que les dommages causés par cette alimentation malsaine sont quasiment irréversibles dès qu'une personne atteint la quarantaine.

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