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Les syndiqués de l'ex-CSeries votent en faveur de l’offre patronale

Agence QMI

Les quelque 1200 travailleurs d'Airbus affectés à la construction des A220, les anciens appareils de la CSeries de Bombardier, ont voté samedi à 76,1 % pour la dernière offre patronale.

Les employés se sont donc dotés d’un nouveau contrat de travail pour les cinq prochaines années, lors d’une assemblée tenue à Terrebonne, dans Lanaudière.

Les travailleurs sont membres de la Section locale 712 du Syndicat des Machinistes.

«Avec ce contrat, les travailleurs ont choisi d'instaurer une paix industrielle pour les cinq prochaines années, ce qui met Airbus en bonne position pour conclure des ventes de A-220, a commenté David Chartrand, coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes. Ça ouvre également la voie à des opportunités de faire augmenter l’empreinte d’Airbus au Québec, de créer de nouveaux emplois.»

Pour sa part, Yvon Paiement, le président de la Section locale 712, a déclaré que «ce premier contrat avec Airbus Canada représente une bonne base sur laquelle nous pourrons construire durant les cinq prochaines années, de façon à assurer le maintien et l’amélioration des conditions de travail des membres».

Rappelons que Bombardier a cédé le contrôle de la CSeries à Airbus en juin 2018. Par conséquent, les syndiqués se sont retrouvés séparés en deux unités, soit les travailleurs de Bombardier, et ceux d’une société en commandite composée d’Airbus, de Bombardier et du gouvernement du Québec.

Samedi, après le vote, la Société en commandite Airbus Canada a dit se réjouir de ce développement.

«Les travailleurs qualifiés et dévoués de Mirabel qui assemblent l'A220, un aéronef à la fine pointe de la technologie, sont essentiels au succès du programme d'avions et de la Société en commandite [...]», a indiqué l’entreprise dans un communiqué.

Les 3000 travailleurs de Bombardier ont pour leur part accepté en avril à 66 % le contrat de travail de l’employeur, proposé aux membres.

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