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Le PLQ n'osera pas modifier la loi sur la laïcité, croit Legault

Patrick Bellerose | Journal de Québec

Aux prochaines élections, les libéraux n’oseront pas contester l’interdiction de signes religieux aux employés de l’État en position d’autorité, a prédit François Legault, peu avant le début de l’adoption sous bâillon de son projet de loi sur la laïcité.

La clause dérogatoire, que le gouvernement Legault utilisera pour soustraire le projet de loi 21 aux chartes québécoise et canadienne des droits et libertés, doit être renouvelée au bout de cinq ans.

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Pour cette raison, le premier ministre François Legault reconnaît que le débat risque de ressurgir dans la prochaine campagne électorale, alors que le Parti québécois souhaite aller plus loin et que le Parti libéral du Québec s’oppose aux interdictions. «On a cinq ans devant nous», tempère-t-il toutefois. 

«Moi, ma prédiction, c’est que les libéraux, le PQ, n’importe qui – je ne pense pas qu’ils vont être au pouvoir d’ici cinq ans –, mais ils ne changeraient pas cette loi-là», a-t-il ajouté.

Comme il l’avait fait lors de son bilan parlementaire vendredi, le premier ministre Legault a réitéré qu’il s’attend à ce qu’un candidat défende l’interdiction de signes religieux dans la future course à la chefferie du PLQ. «Parce que, se mettre à dos 80 % des Québécois, je ne vois pas comment on peut faire ça, pour un parti politique qui aspire à gouverner», a-t-il commenté.

Jusqu’ici, le Parti libéral avait évité de s’engager à envoyer à la déchiqueteuse le projet de loi 21, s’il devait prendre le pouvoir en 2022. Mais, pour la libérale Hélène David, «il y a de fortes chances qu’on voudrait abroger» la future loi.

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