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Marche du courage Jean Pagé: s’unir pour combattre le cancer de la prostate

Tommy Thurber | Agence QMI

 - Agence QMI

Pendant quelques instants, la tristesse et les pleurs ont laissé place aux sourires parmi les proches d’hommes atteints du cancer de la prostate. C’est qu’ils avaient l’occasion, dimanche, de faire un gros doigt d’honneur collectif à la maladie, à l’occasion de la 13e Marche du courage Jean Pagé.

Au sein du groupe, pratiquement tous les marcheurs portaient le chandail bleu fourni par l'organisme Procure, qui organise l'événement. Quelques hommes vêtus d’un t-shirt rouge brisaient toutefois cette hégémonie. Toutes des victimes du cancer de la prostate.

Parmi ceux-ci, il y avait le maire de Laval, Marc Demers. Ayant révélé qu’on lui avait diagnostiqué la maladie au mois de juillet dernier, le politicien tenait à être du départ de la Marche sur le mont Royal.

 

«C’est une situation difficile pour la famille. Je suis sensible à la cause. J’encourage tous les hommes à passer un examen préventif. Heureusement, je l’ai personnellement fait très tôt et ç'a permis de subir des traitements qui me permettent d’être optimiste jusqu’à maintenant», a-t-il expliqué, affirmant qu’il avait un peu accompagné le maire de Québec, Régis Labeaume, dans son propre combat.

Joey Saputo, pompier

Le propriétaire de l’Impact de Montréal, Joey Saputo, a également eu à vivre avec un cas de cancer dans son entourage. Son père Lino est en rémission de la maladie, lui qui vient de souffler ses 82 bougies la semaine dernière.

La cause lui tient ainsi à cœur et c’est pour cette raison que presque tous les membres de l’organisation, que ce soit les joueurs du club ou les membres de l’Académie, étaient présents dimanche.

 

Considérant également Jean Pagé, aux prises avec le cancer, comme un ami, il souhaite faire tout en son pouvoir pour contribuer à réduire le nombre de victimes de la maladie.

«Je connais Jean depuis que je suis impliqué avec Procure. Ça fait déjà 10 ans. J’ai su cette semaine que ça va être difficile pour lui. L’une des raisons pourquoi on est impliqués avec Procure, c’est qu’on veut voir ce qu’on peut faire contre cette maladie-là. On veut au moins que les gens se fassent tester avant que la maladie n’arrive au même stade que [M. Pagé]», a-t-il dit.

Saputo a par ailleurs fait tourner les têtes lors des instants précédant le départ, puisqu’il était vêtu d’un uniforme de pompier qu’il a gardé tout au long du parcours, malgré quelques rayons de soleil qui réchauffait l’atmosphère.

«L’année passée, lorsque j’ai vu les pompiers faire la Marche avec leur uniforme, je leur ai dit que je me donnais comme défi cette année de le faire moi aussi. Bien des gens souffrent énormément, donc quelques kilomètres avec l’uniforme, ça ne me dérange absolument pas.»

Réussite

Si plusieurs personnalités publiques ont tenté au cours des dernières années d’utiliser leur statut pour soulever l’ampleur de ce fléau et tenter d’augmenter la contribution des gens à la cause, ils peuvent voir, petit à petit, l’impact de leurs efforts.

Dimanche, ce sont 700 marcheurs ayant parcouru l’une ou l’autre des trois distances proposées. En tenant compte des dons de la Marche, de la Course et du Tour, ce sont 450 000 $ qui ont été amassés. Le total atteint plus de 5 millions $ depuis 13 ans.

Jacques Livernoche était de ceux qui ont participé à la Marche. Comme de nombreux Québécois, il a vu le cancer frapper quelques-uns de ses proches.

«Autour de nous, comme tout le monde, on connaît plein de gens qui sont atteints du cancer. C’est courant. Un collègue de travail a vu 11 personnes de son entourage mortes du cancer dans le dernier mois...» s'est-il désolé.

«Je crois que c’est une bonne cause. Alors pendant qu’on peut participer à ce genre de course, faisons-le!»

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