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Un grand défi pour tous...même les athlètes!

Julie Roy

 - Agence QMI

SPO-GRAND DÉFI PIERRE LAVOIE-ARRIVÉE

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Cette année encore, plusieurs athlètes de haut niveau ont relevé le Grand Défi Pierre Lavoie. Mais n’allez pas croire qu’ils ont traversé sans peine les 1000 kilomètres à vélo qui séparent Saguenay et Montréal.

Jeune retraitée du patinage de vitesse courte piste, Marianne St-Gelais en était à sa toute première participation. «C’était une très belle expérience, mais ça a été difficile. Honnêtement, je manquais un peu d’entraînement et de confiance en moi», a reconnu St-Gelais, qui n’avait pas touché à un vélo depuis près de neuf ans avant de s’engager dans le GDPL.

Même si elle a accompli de grandes choses au cours de sa carrière, la triple médaillée olympique avait aussi le sentiment d’avoir repoussé ses limites, dimanche, au terme de ce long rallye.

«On m’a dit pendant quatre jours "elle c’est une olympienne, elle est capable d’en prendre". Oui, mais je suis une olympienne en patinage de vitesse, pas en cyclisme. J’ai une tête d’athlète, mais physiquement je ne suis pas entraînée pour faire ça. Je réagis bien, j’ai des qualités qui m’ont bien servie, mais de là à dire que j’ai fait ça haut la main, en championne, c’est très faux.»

À la retraite depuis janvier dernier, l’ancien nageur paralympique Benoit Huot en était aussi à sa première expérience au GDPL.

«J’avais tellement hâte de pouvoir le faire, mais quand j’étais athlète, le mois de juin était un mois très très demandant à l’entraînement. Chaque fois, c’était pas le bon "timing". J’avais promis à Pierre qu’une fois à la retraite, j’allais participer.»

Et il a tenu parole. «C’est plus difficile que ce que je pensais. Depuis que je suis à la retraite, je me suis moins entraîné. Et moi, ma force c’était le haut du corps pendant ma carrière, pas les jambes. Les conditions climatiques étaient difficiles, mais c’est tellement un beau "trip" que tu te laisses aller et tu y vas», a dit Huot, qui compte bien répéter l’expérience.

Une première

Installé devant le peloton, c’est le paracycliste Charles Moreau qui a eu l’honneur de franchir en premier la ligne d’arrivée au Stade olympique. Il est devenu le premier paracycliste à prendre part au 1000 kilomètres du GDPL.

«C’était vraiment fantastique, a dit Moreau, très reconnaissant de la chance que lui a donnée l’organisation du GDPL. Quand on ouvre un chemin, il y a toujours des obstacles. Eux, ils ont cru au projet et c’est ce qui m’a permis d’être là. C’est une grande chance pour moi d’avoir été le premier à vivre ça.»

Ancien cycliste professionnel, David Veilleux était aussi de la partie. Pour la quatrième année, il faisait partie de l’équipe d’encadreurs qui aident les cyclistes moins aguerris.

«Le cyclisme, c’est ma force. Les Québécois m’ont suivi tout au long de ma carrière, alors de les aider à atteindre leur objectif et à relever leur défi, c’est une manière de redonner», a expliqué Veilleux, qui a participé au Tour de France en 2013.

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