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Chaussée effondrée pour une durée indéterminée

Daphnée Hacker B. | Agence QMI

GEN-Festivités du match des Raptors á Montréal

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Un mois s’est écoulé depuis l’effondrement de la chaussée qui a causé la fermeture d’une sortie achalandée du chemin de la Côte-de-Liesse. Pourtant, la Ville de Montréal n’est toujours pas en mesure de dire quand la situation reviendra à la normale.

Chaque jour, plus de 45 000 automobilistes empruntent ce tronçon de Côte-de-Liesse en direction est. De ce nombre, quelques milliers prennent la sortie vers l’autoroute 13 Nord, comme c’est le cas d’un automobiliste que j’ai croisé sur le terrain. 

«Chaque matin, je dois faire un détour d’au moins 20 minutes à cause de la fermeture», m’a-t-il confié. 

Depuis le 16 mai, la chaussée s’est effondrée à la suite d’un bris majeur d’une conduite d’égout en béton armé. J’ai demandé à une porte-parole de la Ville ce qui a été fait depuis ce temps-là, et j’ai dû attendre quatre jours pour avoir droit à quelques lignes de banalité. 

«La Ville de Montréal étudie activement tous les scénarios afin de procéder aux travaux dans les meilleurs délais.» 

Ça pourrait être réglé

Si on se fie aux quelques informations fournies par la Ville, la réparation de cette chaussée devrait pouvoir se faire relativement vite, selon un expert en infrastructures de transport qui a requis l’anonymat. « On manque de détails techniques, mais en se fiant à la photo, ça semble être possible de fixer la situation en deux semaines maximum », a-t-il relaté.

En soirée, vendredi, la Ville a finalement accepté de me donner quelques détails supplémentaires : des réparations d’urgence ont lieu en ce moment (malgré les apparences!) pour sécuriser temporairement la conduite d’égout, en attendant des travaux de plus grande envergure. Bref, peut-être que la sortie sera rouverte à la circulation dans quelques jours... ou peut-être que les cônes orange vont continuer leur descente dans les bas-fonds de cette chaussée effondrée durant des semaines et des semaines encore.

Ce petit cas isolé est emblématique de l’état de nos routes en général. On les laisse se détériorer au point où ça pète, et on ne sait plus quand ni comment on va réparer ce beau bordel. Je vous invite à lire le dossier spécial Nos routes en déroute, où on tente notamment de présenter des pistes de solution pour mettre fin à notre enfer routier.