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Francos de Montréal : Marc Déry, d’hier à aujourd’hui

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

 - Agence QMI

Marc Déry s’attardait à la fois au passé et au futur avec son spectacle sur la Scène Loto-Québec des Francos de Montréal, intitulé «Marc Déry, déjà 20 ans!» lundi soir. En plus de célébrer deux décennies de musique en solo, l’ex-Zébulon mettait la table pour son retour sur disque, prévu pour septembre prochain.

Le jubilaire a fait honneur à sa promesse de voyage dans le temps et a accueilli la foule avec «Poisson d’avril», son «once de pot», son «"stuff" pour les mouches» et sa «canne à mouche». Nostalgiques et inconditionnels ont reconnu là l’un des premiers succès de son parcours «post-Zébulon», datant de 1999.

Ambitieux, le chanteur désormais quinquagénaire s’est tu dès le premier couplet pour laisser l’assistance fredonner à sa place, ne recueillant que quelques mots maladroitement baragouinés çà et là parmi les têtes de spectateurs.

«J’content de vous voir! Ça fait longtemps! Vous étiez où?» a hurlé celui qui s’est pourtant éclipsé volontairement de la planète vedettes du Québec au cours des dix dernières années.

Complices

Marc Déry a proposé un survol équilibré de son matériel d’hier à aujourd’hui, surtout réparti entre ses trois premiers opus de 1999, 2003 et 2005 («Viens dans ma chambre», «La cabane à Félix», «Bon bord», etc.), et a dévoilé quelques parcelles de celui qu’on se procurera le 13 septembre, «Atterrissage». L’ensoleillée et dansante «Miss Météo», entre autres, laisse présager de bien belles choses.

L’homme avait aussi entraîné quelques amis à souffler ses 20 bougies de métier avec lui.

Au micro l’a d’abord rejoint son vieux pote Florent Vollant (sur «Pollen» et «Ninanu»). Marie-Pierre Arthur, qui, d’après Marc Déry, était «toute petite» à l’époque où lui investissait les palmarès radio, a partagé les partitions d’«En septembre» et les vers de la jolie ballade «À la figure» et son récit de «rupture ratée», laquelle avait beaucoup roulé au moment de sa sortie, en 2005.

La petite Alice, qui avait réclamé à son papa un texte lui rendant hommage lorsque sa maman, Élyse Marquis, et lui se sont quittés, a eu droit à un hymne à son nom et est venue l’entonner avec son père. Maintenant adolescente, Alice avait montré son talent vocal dans la comédie musicale «Mary Poppins», en 2016 et a vécu un triomphe lundi, les gens la rappelant après sa sortie de scène.

Peu après, Ariane Moffatt, que Marc Déry avait jadis encouragée à «lâcher l’école» pour partir en tournée avec lui, a clos le tour de chant avec deux tubes indissociables de l’auteur-compositeur-interprète pop-rock-folk, «Le monde est rendu peace» et l’inoubliable «Depuis».

Et c’est avec l’un de ses morceaux-signatures qu’on attendait vivement, «Osti qu’y se lève tard», que Marc Déry a dignement terminé sa prestation.

Marc Déry lancera son cinquième album, «Atterrissage», le 13 septembre. Les 31es Francos de Montréal se poursuivent jusqu’au 22 juin.