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Une piscine creusée inquiète le voisinage à Sherbrooke

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

Une piscine creusée dépourvue de clôture préoccupe les citoyens d'un quartier résidentiel de Sherbrooke.

TVA Nouvelles s'est rendu sur place et a constaté que la piscine est facilement accessible.

 

«C'est criminel de ne pas sécuriser l'endroit, commente une grand-mère qui habite le quartier. N'importe quel enfant pourrait tomber et se noyer».

L'installation semble à l'abandon et il y a seulement une trentaine de centimètres d'eau au fond de la piscine. Mais selon la Société de sauvetage du Québec, c'est suffisant pour qu'un enfant s'y noie.

La piscine en question contrevient au règlement municipal à Sherbrooke, qui oblige tous propriétaires de piscine creusée d'y restreindre l'accès avec une clôture d'une hauteur minimale de 1,2 mètre.

 

Un voisin a déposé une plainte à la Ville il y a un mois. «Quand on sait que quelque chose peut être dangereux, il faut agir. Il ne faut pas attendre qu'un drame survienne. J'ai porté plainte il y a un mois et depuis, rien n'a bougé», déplore Jean-Pierre Caron.

La Ville de Sherbrooke dit être au fait de la situation, mais refuse de commenter davantage puisque des démarches judiciaires ont été entreprises contre le propriétaire du terrain.

Le propriétaire du terrain, Charles-Rafael Payeur, est aussi connu à Sherbrooke pour diriger la Fraternité Sacerdotale Saint Jean l'Évangéliste. Il répond par courriel: «la clôture qui protégeait [la piscine] a été enlevée pour permettre à un excavateur de procéder aux travaux de remplissage, travaux qui seront réalisés dans les prochaines semaines.» Or, son permis de démolition est périmé. Il s'expose à des amendes.