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Arme à feu chargée: un mafioso lavallois condamné

Michaël Nguyen | Journal de Montréal

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Un mafioso lavallois qui tremperait dans les paris sportifs et le prêt usuraire a écopé aujourd'hui de deux ans moins un jour de prison pour avoir gardé chez lui un pistolet chargé.

«Steve Casale a un emploi, il travaille dans la construction depuis deux ans et il n’a pas d’antécédents criminels», a expliqué l’avocat de la défense Dominique Shoofey afin de justifier la sentence, aujourd'hui, au palais de justice de Montréal.

Casale, 40 ans, est considéré comme un lieutenant du clan du mafieux Vittorio Mirarchi et du caïd Desjardins. Il serait aussi actif dans le trafic de cocaïne, et ce, «malgré les directives du chef de clan», peut-on lire dans une décision du tribunal rapportant les propos d’un informateur de police.

Il y a deux ans, cet informateur avait prévenu les policiers que Casale, surnommé «Cook», craignait pour sa vie et qu’il était armé.

«Il a des gardes du corps armés qui le protègent; ils font “partie de l’organisation” et collectent de l’argent pour lui, à l’occasion», avait dit cet informateur aux policiers.

À la suite de leur enquête, les limiers ont finalement obtenu un mandat de perquisition dans la résidence de Casale. C’est là qu’ils ont découvert un pistolet Beretta de calibre .22 chargé.

Arrêté et accusé, Casale avait tenté de faire annuler le mandat de perquisition sous prétexte que la police n’avait pas de motif suffisant pour fouiller son domicile. Sa tentative ayant échoué, il a été déclaré coupable de possession illégale d’une arme à feu prohibée et chargée.

À la suggestion des parties, la juge Suzanne Costom l’a condamné à deux ans moins un jour de prison, en plus de lui imposer une interdiction de port d’arme de 10 ans.

Impassible, Casale a encaissé le verdict sans broncher, contrairement à quelques proches qui semblaient anéantis en le voyant menotté.

Dans cette affaire, l’un des gardes du corps de Casale, Francesco Catalano, avait écopé de 28 mois d’incarcération pour avoir eu sur lui un pistolet semi-automatique alors qu’il sortait d’un bar de la Petite Italie. En 2008, Catalano avait été accusé d’avoir participé à un enlèvement avec le mafieux Salvatore Scoppa, mais il avait finalement été blanchi.