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David Saint-Jacques à quelques jours de «tomber du ciel»

TVA Nouvelles

Après 200 jours et des poussières en orbite, l’astronaute québécois David Saint-Jacques vit ses derniers moments dans l’espace, alors qu’il doit être de retour sur Terre le 24 juin qui vient.

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«C’est très difficile de se réadapter à la gravité»

«Ce n’est pas bénin, revenir sur Terre. On tombe littéralement du ciel», a-t-il expliqué lors de sa dernière conférence de presse de l’espace, mercredi matin. Il est donc en pleins préparatifs pour s’assurer d’être fin prêt pour ce grand voyage.

Outre le volet technique – il doit étudier avec sérieux pour maîtriser toutes les procédures de retour sur Terre -, il se prépare psychologiquement pour sa fin de mission, afin de s’assurer de quitter serein, avec le sentiment du devoir accompli.

Revoir les siens

Après plus de six mois sur la Station spatiale internationale (SSI), on peut le comprendre: «[J’ai très hâte] de prendre ma femme Véronique et mes enfants dans mes bras», a répondu M. Saint-Jacques à une journaliste qui voulait savoir ce qu’il avait le plus hâte de faire à son retour sur Terre.

Se promener dans la rue au milieu de la foule, faire des soupers avec des amis... Voilà des activités en apparence banales dont il s’est également ennuyé. «J’ai hâte de sentir le vent sur mon visage, [...] j’ai hâte de revoir la lueur du feu au coucher du soleil», a-t-il poursuivi, reconnaissant du même coup, avec la poésie qu’on lui connaît, que la Terre vue de l’espace, «sa beauté impressionnante, sa grâce», vont toutefois lui manquer. Tout comme ses collègues de la SSI, avec lesquels il a noué des liens précieux.

Difficultés à venir

L’ingénieur, astrophysicien et médecin de 49 ans sait cependant que de gros défis l’attendent à son retour chez lui, au terme de sa première mission spatiale. «Lorsque je vais revenir sur Terre, je ne pense pas que la gravité va être mon amie», indique-t-il, expliquant qu’il a perdu son sens de l’équilibre pendant son séjour. En plus de composer avec des nausées et des pertes d’équilibre, il devra réapprendre à marcher.

Par ailleurs, comme tant d’autres astronautes avant lui, sa colonne vertébrale s’est étirée. À son retour, il va reprendre sa grandeur originale, ce qui risque d’être douloureux pour lui.

«Adieu»

Quitte-t-il l’espace avec l’impression qu’il va y revenir un jour? «C’est une règle des astronautes: on part toujours d’ici en disant adieu, [...] c’est plus sage», a laissé tomber David Saint-Jacques, qui s’y trouve depuis le 3 décembre dernier.

Il retient des leçons durables de son séjour en orbite: ce constat qu’on peut faire des choses extraordinaires quand on travaille ensemble, et un amour renouvelé pour sa planète, dotée d’une «force tranquille» et de fragilité.

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