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Décès de la mère de Gilles Duceppe: pour un chien mort de la même façon, il y aurait eu des accusations graves, selon Me Paul Brunet

Élise Jetté | Agence QMI

Agence QMI

«La technologie, c’est bien beau, mais s’il n’y a personne pour s’en occuper... [ça ne sert pas à grand-chose]», a soutenu Me Paul Brunet au microphone de Richard Martineau sur QUB radio, mercredi.

Questionné au sujet du décès de la mère de Gilles Duceppe, qui a agonisé dans un froid sibérien durant six heures en janvier dernier à la suite d’une série d’erreurs commises par sa maison de retraite, le président du Conseil pour la protection des malades n’a pas mâché ses mots.

«Si on avait abandonné un chien, qu’il était mort gelé et qu’on avait trouvé le responsable, on aurait pu l’accuser en vertu de la loi sur la sécurité et le bien-être des animaux, pour une amende allant jusqu’à 60 000 $», a dit M. Brunet.

 

Rappelant que la coroner avait utilisé le terme «accident évitable» afin de parler du cas de Mme Rowley Hotte Duceppe, Me Brunet a affirmé que, en droit, un «accident ne veut pas dire absence de responsabilités civiles».

À son avis, «une multitude de petites omissions» ont mené à cette catastrophe.

L’animateur de l'émission «Politiquement incorrect» Richard Martineau a jeté le blâme sur les personnes responsables des caméras de surveillance, via lesquelles la mère de Gilles Duceppe était visible durant les six heures de supplice précédant sa mort.

«Tu ne travailles pas avec des boîtes de carton, s’est-il insurgé. Si tu sens que t’es au bout du rouleau, ne fais plus cette job-là!»

«Je ne sais pas comment j’aurais réagi si ça avait été ma mère», s’est désolée Me Brunet, encore ébranlé par cette histoire.

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